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Défense contre couteau : 8 principes de survie réalistes

Les agressions au couteau sont malheureusement de plus en plus nombreuses en France. Par conséquent, voici quelques pistes de réflexion pour vous donner quelques idées sur ce qu'il faut faire (et ne pas faire) au cas où vous seriez confronté à un taré armé d'un couteau

Gardez toutefois à l'esprit qu'il s'agit de conseils génériques qui ne sont pas forcément applicables dans toutes les situations.

Finalement, cet article va aller un peu plus loin que les astuces face à l'arme blanche. Par exemple, les principes généraux de sécuperso (Fred Perrin protection personnelle) sont applicables dans n'importe quelle situation de défense et de combat de rue.

En outre, considérez ce (gros) article comme utile pour tout ce qui attrait à la self-défense sans armes à feu.


Se défendre contre une attaque au couteau. Entre mythes et réalités.


Petit avertissement 

Beaucoup de personnes vont trouver ce contenu GRATUIT "trop long à lire" (sic)... mais malheureusement, le sujet d'une attaque au couteau est tout sauf simple...

En effet, tout réduire à "fuir" ou "sortir un calibre 12" est déconnecté de la réalité. Il convient de bien comprendre que du simplisme ne va pas vous aider à faire face à une situation particulièrement complexe et multifactorielle. 

Les gens veulent des astuces pour s'en sortir sans faire aucun effort, mais comprenez bien que le premier "effort" est de préparer le mental à une attaque au couteau. Et ça passe par la lecture (et non pas une vidéo TikTok de 30 secondes pour enfant).

Par conséquent, lisez tranquillement et réfléchissez posément, ça ne peut pas faire de mal à votre préparation mentale... que l'on exerce AVANT d'être confronté personnellement.





self défense VS couteau introduction 


Cet article traite des attaques au couteau. C'est-à-dire, que quelqu'un qui veut vous poignarder et par extension convoite votre mort.

Pourquoi un gars ferait ça ? On s'en moque, ce n'est pas le problème et vous comme moi ne sommes pas dans les têtes des gens.
Si l'agresseur veut quelque chose de vous (argent, téléphone, etc.), la solution est simple : donnez lui ce qu'il convoite tout en gardant en tête la possibilité de la fuite à la moindre occasion et selon la situation. 
Et si l'idée vous effleure de vouloir tester en situation votre sport de combat, art-martial ou système de self-défense préféré, alors jetez un œil aux blessures par armes blanches (Attention, âmes sensibles s'abstenir). Un individu déterminé avec un couteau peut très facilement vous infliger des blessures graves ou mortelles.

*****

Avec cet article, mon objectif est triple :

1. Tenter de démystifier le bullshit autour de la self-défense contre une lame.

2. Vous faire prendre conscience de la réalité d'une attaque avec un couteau, quitte à choquer celles et ceux qui ne veulent pas voir certaines réalités. À ce propos, depuis quand le déni de réalité est-il compatible avec l'esprit survivaliste ? Faire l'autruche et ne pas regarder certaines vérités qui dérangent est certes confortable pour le mental, mais n'est pas viable à terme (quand le réel nous rattrape, on prend une claque, voire bien plus). 

3. Susciter la réflexion sur un sujet complexe (pas de solution miracle, mais il y a des trucs à connaitre et surtout à faire).

_ _ _ _

NB 1 : Attention, je serai parfois direct avec pour conséquence la possibilité de heurter la sensibilité des individus les plus fragiles. Soyez averti. 

NB 2 : ENI est l'abréviation d'Ennemi (une personne qui vous attaque avec un couteau EST votre ennemi).

NB 3 : Drill dans le jargon militaire signifie un entrainement basé sur la répétition, faire encore et encore un geste pour se rapprocher d'un automatisme et du moins limiter la situation très désagréable d'être "figé" et ne plus savoir quoi faire face à un gros stress. 




Mythes autour des attaques à l'arme blanche

Ninja tacticool survie urbaine

Les commando-ninja-tacticool, c'est bon pour les films 😉


Tout d'abord, tordons le cou aux différents mythes qui entourent les agressions et combats au couteau.


Mythe 1. Vous pouvez désarmer l'agresseur sans vous faire couper/poignarder 

Ok, c'est techniquement possible (surtout à l'entraînement avec votre partenaire conciliant, hein), mais très peu probable en situation réelle, pour ne pas dire quasi impossible

D'ailleurs, l'un des plus gros obstacles à surmonter dans un combat avec un adversaire armé d'un couteau est lorsque vous commencez à saigner. Vous ne sentirez peut-être pas la coupure/le coup de poignard à cause de l'adrénaline dans votre corps, mais vous verrez et sentirez le sang à un moment donné. 

Beaucoup de gens paniquent à ce stade parce qu'ils n'ont jamais été blessés dans un combat qui les a fait saigner. Par conséquent, leur cerveau se bloquera et ils se concentreront sur la blessure au lieu de s'occuper de l'ennemi.

Ne dites pas : "non, pas moi, je ferrai ceci et celà", PERSONNE ne le sait avant d'être confronté à la vraie vie.

L'une des choses les plus importantes sur lesquelles vous devez vous concentrer est la protection de vos parties vitales telles que votre cou et votre torse. Vous devrez probablement sacrifier vos mains et vos bras pour ce faire (de toute façon, c'est un réflexe assez naturel).

Ne pas être blessé et vaincre l'ENI armé d'un couteau, c'est le récit.

Confronté au réel, vous constaterez que toute cette belle théorie volera en éclats et vous saignerez plus ou moins abondamment avec des plaies ouvertes dignes d'un fil d'horreur (allez faire un tout aux urgences  si vous en doutez).


Mythe 2. Vos techniques d'art martiaux vont vous sauver

Si vous avez déjà vu un combat au couteau dans les films ou à la télévision, vous avez en tête l'image du méchant tenant le couteau devant lui alors qu'il essaie de poignarder le gentil.

Le problème avec cette fausse idée est que lorsque vous allez à un cours pour apprendre à vous défendre, à moins que vous n'ayez un instructeur qui a participé à des combats au couteau RÉELS, vos leçons et vos pratiques consisteront à vous défendre contre ce type d'attaques complétement déconnectées du réel.

Dans l’IMMENSE MAJORITÉ des clubs de self, l'agresseur (votre partenaire d'entrainement sympa et conciliant) présente son arme avant de faire une attaque assez franche et stéréotypée "pour apprendre" et attend sans bouger que vous fassiez la prise de ninja.

À mon sens, ce type d'entrainement avec un agresseur coopératif (votre partenaire) ne sert strictement à rien, sinon à exercer le cerveau à des attaques diamétralement opposées à la réalité. À vous conditionner à de MAUVAISES habitudes et stimulis.

Ok, c'est une étape d'apprentissage, mais juste une micro étape.

Pourquoi ? Parce que...


Dans le monde réel, l'ennemi bouge

L'agresseur bouge et retire son bras comme un ressort et enchaine les attaques. En effet, le Bad Guy est exceptionnellement un expert drillé, mais n'en est pas moins idiot. Et lui aussi, subit des décharges d'adrénaline qui décuple sa force.

Il enchaine les coups encore et encore. Quand bien même, vous arriveriez à déjouer le premier coup, il y en a potentiellement 20 derrière qui arrivent... 

Vous conditionner à une attaque stéréotypée de dojo, qui n'arrive jamais est vraiment "parfait" pour augmenter vos chances de complétement "buguer" le jour "J" avec le stress intense.

Buguer, c'est - essayer - de réfléchir sans succès pendant deux secondes de trop... qui risquent de vous être fatales.

En outre, il vous faut prendre en compte le...


Grab and Stab : très fréquent avec un couteau

Sachant que dans la plupart des cas, l'attaquant utilisera sa main non armée pour vous tenir à distance, il vous saisira avant de vous poignarder (technique du Grab & Stab, on en reparle plus bas).

Les drills d'entraînement (entrainement basé sur la répétition d'un mouvement encore et encore pour le rendre automatique), avec des couteaux fictifs (en mousse ou caoutchouc selon le niveau de réalisme du scénario), sont beaucoup plus utiles que de regarder des vidéos YouTube.

La chaine Youtube Police Activity (voir plus bas) montre des exemples réels de policiers américains face à des individus armés (couteau ou armes à feu). On voit bien que même avec le pistolet dans la main et un collègue à proximité, un individu armé d'un couteau est extrêmement dangereux et peu occasionner des dégâts très importants, voire mortels. 


Se défendre contre une attaque au couteau. Entre mythes et réalités survie urbaine


Mythe 3. Vous aurez le temps d'élaborer un plan face au couteau

La plupart des attaques au couteau sont des embuscades à quelques mètres de la victime, généralement à la distance de mauvaise haleine (env. 1 mètre). 

Le malfrat prépare son méfait et vous ne devrez votre salut qu'à de la chance (Le criminel est dérangé ou rate son coup, il glisse et tombe, intervention d'un bon samaritain, Loi de Murphy, etc.).

Pourquoi il a l'avantage ?

Parce que la réaction (vous dans ce cas) est plus longue que l'action (lui).

Celui qui initie l'attaque a TOUJOURS un net avantage. Et dans le cas d'une attaque avec couteau, c'est cent fois plus vrai.

Pour augmenter vos chances de réagir contre quelque chose comme ça, vous avez vraiment besoin de développer une mémoire musculaire et un conditionnement mental pour ne pas avoir à réfléchir (de toute façon, vous ne pourrez PAS réfléchir).

Ce sont des TAI : Techniques d'Action Immédiates.

Pour qu'elles soient efficaces, deux mots : SIMPLE et DRILL.

De plus, lorsque quelqu'un attaque avec un couteau, il va généralement enchainer et avancer vers la victime au lieu de reculer. Cela signifie que vous devez agir immédiatement et gagner de l'espace ou du contrôle immédiatement.


La plupart des attaques au couteau durent moins de 15 secondes

Vous devez prendre le contrôle de la situation dans ce délai afin d'avoir une chance de survivre. Contrôle est un bien grand mot et "subir le moins possible" est plus adapté.

Principe à bien intégrer : L'action est plus rapide que la réaction.

Je sais que je me répète, mais je préfère enfoncer le clou. Retenez bien ce principe, c'est fondamental : celui qui attaque le premier a TOUJOURS un TRÈS NET avantage.  

C'est par exemple le penalty et le gardien de but qui choisi PAR AVANCE de plonger d'un côté pour avoir une - petite - chance de réussir à stopper le ballon (et il est parfaitement concentré, non pas pris au dépourvu). Pourquoi le gardien stoppe - rarement - le ballon de foot ? Il a de la chance (le tireur loupe son tir).


Mythe 4. Il existe des techniques efficaces pour se défendre face à un agresseur au couteau

La seule et unique technique qui fonctionne à 100 % est d'éviter les emmerdes et par extension le combat. Oui, je sais, c'est facile à dire. 

"Un combat évité est un combat de gagné". Sun Tzu dans l'art de la guerre (je crois, pas sûr).

L'autre technique qui marche super bien est d'être protégé derrière une grille en fer forgé avec un calibre 12 et du 9 grains 😉

OK, restons sérieux. Quelle que soit la technique, la force physique, la force mentale et le niveau d'entraînement, RIEN ne peut vous assurer de ne pas être coupé ou piqué par une lame.

Et ce, y compris par un adversaire plus petit, plus léger que vous. Par quelqu'un qui "ne paye pas de mine" au premier abord (ne surtout pas sous-estimer un ENI déterminé).


La technique ultime qui met l'ennemi hors de combat sans être soi-même blessé n'existe pas.

Si vous vous en sortez sans égratignure, c'est principalement grâce à la chance et l'application de principes plus ou moins instinctifs.

Si le Bad Guy est déterminé à vous piquer, alors vous allez (plus ou moins) morfler.

Être coupé, voir VOTRE barbaque à nue, voir vos tripes à l'air et saigner EST la norme. 

Soyez prêt mentalement à cela et vous avez déjà fait un grand pas dans la direction de la survie réaliste.

Préparer le mental, c'est préparer le corps.

En fait, beaucoup de policiers ou agents de sécurité assez entrainés "buguent" (impossible de réagir) complétement dans l'action quand ils s'aperçoivent que leurs techniques de combat ne marchent pas dans la vraie vie et ils se font poignarder encore et encore... comme un simple bout de barbaque. 


Se défendre contre une attaque au couteau. Entre mythes et réalités  survie urbaine survivalisme urbain


MYTHE 5. L'AGRESSEUR VA forcément VOUS MONTRER SON COUTEAU AVANT D'ATTAQUER

Dans de nombreuses situations, l'agresseur dissimule son arme et la sort par surprise durant le combat (valable également pour une arme de poing). L'ENI met toutes les chances de son côté, il n'est pas fou.

Cela dit, regarder les mains (et les yeux) est une bonne habitude. 

Dans d'autres cas, vous avez affaire à des tarés qui vous arrivent dans le dos... 

Là encore, l'étude des vidéos d'attaque au couteau est très parlante.  


Mythe 6. La meilleure défense face à une lame est la fuite

Maintenant, bien sûr, ÉVIDEMMENT, si vous avez la possibilité de vous enfuir, c'est de très loin votre option la plus sûre.

Mais, d'après ce que nous avons vu ci-dessus, il est assez peu probable que ce soit le cas.

Vous serez très probablement contraint à une confrontation ou à une réaction de survie désordonnée si quelqu'un s'est engagé dans une attaque avec couteau.

Tout miser sur la fuite n'est pas réaliste. C'est certes, un plan A à privilégier, mais, il vous faut le plan B et C (comme dans tous les plans préparés).


Cela dit, OUI, si vous êtes jeune et en forme, le sprint est, de très loin, votre meilleure stratégie.

Et il faut vous y entrainer un minimum, ce n'est pas forcément inné (attention, certaines personnes ont tendance à rester figé comme le lapin dans les phares d'une voiture).

Notez que de bonnes chaussures qui permettent de courir et qui ne glissent pas (des baskets avec des bonnes semelles type "trail"), sont l'un des meilleurs accessoires de survie en cas de SHTF* (idem pour des vêtements adaptés).

Et ce, bien avant les accessoires tacticool (à-la-con) de self-défense qui présentent néanmoins de (faussement ?) rassurer. Si le mental est Ok, alors c'est une bonne chose, du moins jusqu'à un certain point...

*****

*SHFT = Shit Hit The Fan = abréviation anglaise pour décrire une situation puante de rupture de normalité.

Je reviens sur la fuite un peu plus bas.



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la réalité d'une attaque au couteau


Toutes ces infos proviennent de souvenirs de mes formations militaires (CNEC/CAC/TIOR/ISTC), de mon expérience OPS, de l'étude de vidéos et aussi de longues discussions avec des gens de terrain (policiers et gendarmes en VP ainsi que des soldats).

En Afrique, les attaques, agressions, règlements de compte aux couteaux (ou machette / coupe-coupe) sont très courantes (mais apriori moins qu'en Amérique Latine que je ne connais pas).

sang après attaque au couteau survie urbaine survivalisme urbain

C'est moche, hein ! Il faut vous y habituer, car c'est la RÉALITÉ d'une attaque à l'arme blanche (règlement de compte dans une prison US).

 

Embuscade et agressivité extrême

La majorité des attaques se produisent par surprise et avec une agressivité extrême. Dans ce cas-là, on ne peut évidemment (presque) rien faire. 

On appelle ça une embuscade ou une agression selon le côté de la barrière où on se trouve.

Les principes sont identiques : effet de surprise et agressivité.

À noter que la notion de surprise est utilisée par tous les prédateurs urbains de façon instinctive, puis optimisée avec l'expérience.

Par exemple, même un champion de MMA de 90 kg de muscle, chargé aux stéroïdes anabolisants (c'est la norme dans tous les milieux, y compris OPS), peut se prendre des coups de couteaux, se faire massacrer ou se prendre un KO s'il est pris par surprise (cf. la fameuse boucle OODA / Oberver s'Orienter Décider Agir).

Je n'insiste pas plus que ça en expliquant le process en détail. Retenez absolument que l'action est plus rapide que la réaction.


Attaque rapide et multiple en "machine à coudre"

Les attaques aux couteaux durent moins de 15 secondes en moyenne et les gestes sont rapides et très courts (les spectateurs aux alentours, y compris assez proche, ne comprennent pas de suite, car on ne voit pas bien). Très souvent, la victime et les témoins ne comprennent qu'il s'agit de coup de couteau qu'à la vue du sang. Par conséquent, partez du principe que les coups vont être multiples et rapides (l'analogie est fréquemment faite avec l'aiguille d'une machine à coudre).

Un couteau est HYPER EFFICACE.

Pourquoi ? Parce qu'il ne nécessite pas beaucoup de force ni d'élan, des petits coups rapides ou le bras recul de 30 cm suffisent amplement. Ça rentre comme dans du beurre, comme quand vous coupez votre steak.

Et par couteau, j'entends aussi un tournevis, un cutter bon marché ou un couteau de cuisine avec fourreau en carton qui font parfaitement le boulot. Inutile d'avoir un couteau "de combat" ou "tactique" Microtech ou ZT à 400 balles.

La "technique" de la machine à coudre est terrible : dans le monde réel, notamment en Amérique Latine, il n'est pas rare qu'un gus se fasse poignarder de 10 coups à plusieurs niveaux et plus par un ENI armé d'une lame.

Les victimes sentent une douleur assez supportable, voire ne s'en rendent pas compte en cas de décharge d'adrénaline. Bien entendu, ça dépend de la zone touchée, de la résistance à la douleur des victimes et d'autres facteurs.

Chaque cas est unique.

Mais disons que globalement, un coup de couteau n'est pas un coup de bâton, il est "possible" de ne pas avoir très mal, alors qu'avec un coup d'objet contondant, on va - généralement - bien sentir la douleur immédiatement. Encore une fois, chaque cas est unique... ne faites d'une exception potentielle une généralité.


Attaque au corps à corps

Les attaques se font au corps à corps, c'est-à-dire à distance très rapprochée.

Oubliez les attaques "escrime" comme si l'agresseur vous donne un coup d'épée d'estoc dans la plus pure tradition des mousquetaires dans un film grand public (typique de nombreux clubs de self). 

Dans le monde réel, l'agresseur vous poignarde à très courte distance, la distance d'un coup de tête ou d'un coup de genoux dans les valseuses. C'est terriblement efficace et presque impossible à parer.

C'est la pire distance pour le combat au couteau et c'est aussi celle qui n'ai presque jamais enseigné avec insistance dans la plupart des clubs de self (Ben oui, les jolies techniques de self marchent tout de suite beaucoup moins bien et il faut continuer de vendre du rêve aux élèves sans les faire réfléchir).

N'oubliez pas : si vous avez le temps de voir la lame, alors vous avez le temps de mettre de la distance.


Gagner de la distance est toujours le moins mauvais choix dans cette situation.

En effet, "Rentrer sur l'ENI" et "casser la distance" avec agressivité, c'est de la jolie théorie qui marche SURTOUT avec votre partenaire d'entrainement et SANS la notion de surprise (vous SAVEZ à l'avance ce qu'il va faire, et vous SAVEZ ce que vous allez faire).

Ça parait con à dire comme ça, mais pour voir, essayez de placer votre technique de défense contre couteau dans un scénario inconnu à l'avance et face à un plastron inconnu (un nouveau gars que l'on invite pour l'occasion) et vous verrez la GROSSE différence. 

Quand j'organisais une synthèse CAC (corps à corps), je m'arrangeais pour faire venir des gars d'une autre unité le jour "J" de la restitution et motivais les gars à y aller bien franco.

Résultat : c'est chaud, TRÈS chaud (les plus forts dans la tête s'en sortent bien mieux que les plus techniques qui ne placent que très rarement la dite technique).


La main faible est très souvent utilisée par l'agresseur (Grab & Stab)

Ce point est fondamental à prendre en compte, notamment pour votre entraînement. J'en ai déjà parlé au-dessus, mais j'insiste encore.

Dans les trois quarts des cas d'attaque au couteau, l'agresseur se sert de sa main faible pour empoigner la victime au niveau des vêtements (bras, épaules, revers de veste, cheveux, peu importe).

Sa main faible (main gauche pour un droitier) qui vous saisie sert à le stabiliser et ensuite, il vient piquer avec sa main droite armée, souvent de plusieurs coups en variant la hauteur de l'attaque selon les mouvements de la victime. 

Pourquoi ils font ça ? Ce n'est PAS forcément une technique apprise, c'est un geste NATUREL que beaucoup de monde fait naturellement dans ce cas-là.

Et c'est ça qui fait que...


Pas de chance pour la victime, c'est particulièrement efficace

C'est très difficile à contrer et comme c'est naturel, il n'y a pas besoin non plus d'entrainement pour l'attaquant (s'il y a entrainement spécifique, même très basique, alors les chances de survie chutent encore drastiquement).

Vous subissez deux trucs à vous occuper : l'attaque au couteau et vous êtes gêné par la saisie qui vous empêche de fuir, de vous défendre efficacement.

De plus, ça fait également office de diversion, ça vous fait buguer encore plus. Bref, on a ENCORE plus de mal à gérer cette situation.

Du côté de l'agresseur, c'est hyper facile de vous toucher 

  • Vous montez les bras en haut dans un mouvement réflexe, alors il va naturellement vous piquer plus bas. 
  • Vous essayer de saisir son bras armé, il ne va pas se laisser faire et va être encore plus agressif et vous piquer encore plus.
  • Bref, l'ENI vous contrôle et s'adapte.

Une des solutions en tant que défenseur est de profiter de chaque mini opportunité pour déchiqueter les yeux de l'adversaire via une ou des "patte d'ours" au visage (ou avec un stylo solide si le déploiement a été possible au préalable). Si un œil est franchement touché, le combat peut s'arrêter (en passant, si vous êtes faible physiquement, alors c'est LA technique majeure à driller car ne nécessite pas de force).

Attention, tant que vous êtes concentré à essayer de bloquer ou saisir le bras armé de l'ENI, l'agresseur s'adapte facilement et vous prenez des multiples coups en plus.

****

Une autre solution hyper intéressante est de sortir de l'axe du côté faible de l'ENI, du côté du bras qui vous saisi. C'est ce que démontre LEE MORRISON (Urban Combatives) dans la vidéo ci-dessous. Comme toujours, ce n'est pas la panacée, mais il est vrai que ça marche vraiment pas mal (y compris en scénario hard).

Inconvénient : ce n'est pas très naturel selon les individus et il faut le travailler pas mal. Mais cette technique doit être exercé très régulièrement si vous désirez être réaliste dans votre approche.

NB : C'est ce que LEE appelle "le flanking" ou comment sortir de l'axe sur le côté faible. Rien de bien nouveau, flanquer l'ENI, l'attaquer, le harceler sur ses flancs est une tactique militaire bien connue depuis Napoléon, que ce soit avec de la cavalerie ou avec de l'infanterie (équipes TE/AC par exemple).

*****

Mais revenons au sujet : vous êtes très certainement touché, alors...


Blessé pour blessé, voire foutu pour foutu, faites-lui mal, TRÈS mal 

Profitez de la moindre occasion et montrez-lui dans sa chaire que vous n'êtes pas qu'un bout de viande inerte : frappez, griffer, crier, crachez et mordez de toutes vos forces.

Évidemment, cela sera cents fois plus efficace si vous êtes entrainé correctement à placer des frappes simples et puissantes sous tous les angles.  Une dizaine de techniques de frappes suffit amplement, voire trois ou quatre si vous débutez et que votre temps d'entrainement est limité (principe de faire peu, mais faire bien).

Finalement, soyez certain qu'une victime combative et agressive, ce n'est pas du tout dans le plan de l'ENI. La combativité est prioritaire aux techniques.

Facile à dire, pourtant, c'est ce que prouve l'expérience du terrain.




Principes de défense face au couteau


Code couleur Jeff Coooer survie urbaine survivalisme urbain

Le Colonel Jeff Cooper (RIP), père des techniques de tir de combat moderne, s’est appuyé sur ce principe pour définir différents degrés de conditions psychologiques (influant sur la perception de l’environnement) qu’il a synthétisés sous la forme d’un code de couleur.


1. Observation et conscience de l'environnement

Savoir "lire la rue" est mille fois plus efficace que les toutes techniques de Commando-Ninja confondues. Pour ce faire, observer l'environnement sans paranoïa fait 90% du boulot.

Apprendre à détecter les codes d'un agresseur potentiel vaut également de l'or (on le verra un poil plus bas). La victime parfaite est un individu avec écouteurs dans les oreilles, plongé sur son écran de téléphone entrain de regarder des conneries...

OUI, la victime parfaite est une personne sur trois dans la rue.


Observer, cela signifie de faire preuve de bon sens :

  • Se retourner de temps en temps.
  • Prêter attention aux bruits dans son dos.
  • Ne pas "texter" en marchant (s'arrêter dos à un mur).
  • Ouvrir les angles aux coins de rue.
  • Sortir le nez du téléphone.
  • Pas d'écouteurs aux oreilles.
  • Bouger les yeux, pas la tête.
  • S'assoir dans une position qui permet de se relever rapidement.
  • Profiter des miroirs offerts par les vitrines de magasins pour vérifier ce qui se passe.
  • Accorder de l'importance aux différents bruits (là encore, pas d'écouteurs).
  • Avoir si possible une tenue adaptée, notamment les chaussures avec des vraies bonnes semelles antidérapantes (ce qui devient rare avec les petites baskets "mode" avec leurs semelles nul à chier qui glissent très facilement.


Principe de l'homme gris

Globalement et si possible, avoir une tenue vestimentaire ET une attitude en adéquation avec la faune environnante (ne pas trancher dans le décor). 

C'est le principe de l'homme gris (article complémentaire).

C'est ce que vous ferrez par la force des choses en cas d'effondrement sérieux (ce témoignage est surprenant, mais on apprend beaucoup) et il vaut mieux s'y habituer quand tout va bien, c'est bien plus facile. Allez lire ce RETEX ensuite, vous ne serez pas déçu 😉

Encore une fois : faite ça et vous avez fait 90% du taff. Au mieux, vous évitez le piège potentiel. Au pire, vous évitez l'effet de totale surprise (ça fait une grosse différence en situation).


Ne pas tendre le bâton pour se faire battre 

Dans le même esprit, essayez de ne pas ressembler à une victime : épaules rentrées, regard fuyant, dégaine de soumis, signes extérieurs de richesses trop visibles. Bref, une cible molle.

Faites de la musculation si vous êtes trop maigre et/ou faites un régime si vous êtes trop gros (voir le guide débutant). Il n'est JAMAIS trop tard pour se prendre en main, ne vous cherchez pas d'excuses à  dix balles pour masquer votre manque de volonté, reveillez-vous en bougez-vous le cul !

Hum... je digresse.

Et a contrario, évitez de faire le petit coq/petit kéké qui surjoue le "mâle alpha". Vous augmentez considérablement vos chances de vous faire agresser gratuitement pour vous "recadrer".

Comme souvent, le bon compromis est entre les deux.


2. La soumission est préférable dans certaines circonstances

Bien évidemment, il faut bien distinguer une attaque au couteau et une agression avec couteau qui a pour but - initial - de vous voler quelque chose.

La solution la "moins pire" est bien entendu de coopérer sans être trop soumis tout en gardant à l'esprit que ça peut empirer, que l'agresseur peut se sentir en confiance pour vous infliger des dommages gratuitement ou n'importe quoi d'autre.

Oui, la "logique" voudrait que si vous coopérez sans histoires, ça "devrait" bien se passer pour votre intégrité physique, mais ce n'est pas aussi simple que ça... Vous n'êtes pas dans la tête de l'agresseur et il y a bon nombre de tarés dans nos rues.

Par conséquent...


Obtempérez, mais soyez prêt à agir

Dans ce scénario de vol avec menace, obtempérez, mais soyez prêt au combat et/ou au repli à la moindre opportunité.

C'est quelque chose, qu'il vous faut travailler à l'entrainement via des scénarios au plus proche du réel pour exercer votre préparation mentale. En pratique, si on a déjà subi une situation, même fictive, alors c'est "un peu" plus facile pour le mental la seconde fois (et beaucoup plus facile après une trentaine de fois).

Passer du temps sur du travail en scénario est, à mon sens, plus important que la partie purement technique. Mais le scénario, les élèves n'aiment pas... on prend des coups, on voit la vérité en face... et ils veulent apprendre des "nouvelles techniques"...


Dans le doute, faire confiance à son instinct

En outre, il est possible d'exagérer la soumission pour pouvoir contre-attaquer à un moment donné opportun. C'est possible et ça dépend des circonstances, notamment si votre instinct vous dit qu'il n'y a pas que le vol de votre smartphone qui intéresse votre ou vos agresseurs.

Mais comment le savoir assurément ? Arff, quand je vous dis que le sujet est complexe, que ça ne se résume pas à pratiquer un système de self-défense avec des solutions prémâchées...


3. Connaître la réaction en cas d'hémorragie

Si vous avez un garrot et un pansement compressif avec vous, c'est le top.

Mais si ce n'est pas le cas, alors soyez drillé sur la compression manuelle en cas de blessure. Un paquet de Mouchoir en papier ou un tour de cou dans une poche du Jean fait un pansement compressif du pauvre "relativement" efficace, faute de mieux (ce qui est important est d'AGIR rapidement).


Pansement compressif du pauvre

Perso, j'ai toujours un tour de cou dans la poche arrière de Jeans. Pourquoi ? Parce que c'est polyvalent et léger, donc pourquoi s'en priver ?

Voir l'article : EDC (Every Day Carry): 10 équipements essentiels à avoir sur soi

Conduite à tenir : appliquez fermement une pression sur la blessure et allez chercher de l'aide / faites appeler du secours.

  • Samu 15
  • Police - Gendarmerie 17
  • Pompiers 18
  • Numéro d'urgence européen 112


NB1 : À ce propos, se former à protéger sa famille est le B-A-BA d'un adulte prévoyant et responsable. Le PSC1 dure un jour et coûte env. 60 euros. Résultat : vous êtes bien dégrossi tant techniquement que mentalement. 

NB2 : J'en profite également pour vous conseiller le livre Secourir en zone hostile (2e édition revue et augmentée), excellent manuel pratique sur le sujet du medic tactique.


numéros d'urgence france survie urbaine survivalisme urbain

Crédits : Service Public (DILA)


4. suspecter une arme blanche par défaut

Dans une confrontation, toujours suspecter une lame (ou une arme quelconque) est une bonne habitude par défaut. Car évidemment, les lascars qui par définition, se foutent des lois, sont très majoritairement armés. 

À ce titre, méfiez-vous particulièrement des mains cachées et encore plus d'une main qui plonge dans une poche.

Dans le doute, une création de distance est mère de sureté.


5. Prendre de la distance avec le couteau (si c'est possible)

Utilisez la distance à votre avantage en vous mettant hors de portée. Si vous créez de la distance, vous avez mécaniquement plus de temps pour réagir lorsqu'un attaquant arrive. 

Si vous êtes capable de courir et de vous éloigner complètement du danger, vous n'avez pas le risque de vous tromper dans vos techniques d'autodéfense et d'en subir les conséquences. C'est juste plus facile. 

Mais, si vous restez et que vous vous battez, vous pouvez l'emporter, mais vous constaterez dans votre chaire (et vos tripes) que les chances que vous soyez poignardé/coupé sont HYPER élevées. 

Si vous vous mettez à distance, vous créerez alors un temps de latence réactionnaire pendant lequel vous pourrez (peut-être) vous armer ou au moins retrouver suffisamment de sang-froid pour mieux gérer l'attaque si elle se poursuit. 

Bref, prendre de la distance est LE TRUC de base face à un couteau faute de pouvoir prendre la fuite.

Ça peut donner idéalement : agression par surprise > prise de distance le temps d'analyser ce qui se passe > fuite dès que possible.


6. Intercaler un obstacle entre vous et le couteau

Mettre un obstacle entre vous est l'adversaire. Derrière une table, une voiture, un arrêt de bus, ou même, au pire, un gros arbre ou du mobilier urbain. 

Improviser un"bouclier" est également très efficace pour se protéger d'une attaque au couteau. Cela peut être n'importe quoi qui vous tombe sous la main. Une poubelle, une chaise, votre sac à dos, porte-document, un plateau de cantine, un vélo, une trottinette, etc.

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Exemple ci-dessous avec un vélo :


7. Utiliser une arme improvisée

Si vous avez eut de la chance, que vous avez maintenant réussi à mettre un peu d'espace entre vous et l'attaquant et que vous avez un moment, regardez autour de vous pour voir ce qui est immédiatement disponible à saisir. 

Eh oui, la vraie vie n'est pas une salle/dojo aseptisé.

Une chaise, une table, ou une chope de bière, ou même quelque chose à lui jeter au visage pourrait devenir très utile pour prendre le dessus, ou au moins faire en sorte que l'assaillant commence à douter, que ça devient compliqué pour lui.

Dans tous les cas, la main armée est plus efficace que la main nue.

Et c'est cent fois plus vrai si vous êtes moins fort que l'agresseur.

N'oubliez pas : rapidité, surprise et violence de l'action.

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Ci-dessous courte vidéo d'Eric Quequet de l'A.D.A.C. qui explique très bien.



Repérage tactique et serein

Pour ce faire, prenez l'habitude de repérer les objets potentiellement utiles quand vous rentrez dans une pièce et dans la rue. Considérez ça comme un jeu, et après quelques semaines, vous le ferez sans vous en rendre compte.

Imaginez-vous, visualisez-vous en train de prendre l'objet pour vous défendre. Étudiez à l'avance les meilleures prise en main pour agripper un vélo, une chaise, votre petit sac à dos, etc. 

Si vous avez déjà essayé avant, ne serait-ce que deux ou trois fois, alors c'est vachement mieux !

Et tant qu'à faire, repérez aussi les issues de secours et placez-vous à un endroit dos à un mur où vous avez une vue d'ensemble 😉

Je sais que ça peut vous paraître "Too much" ou "parano" à certains bienpensants dopés à la moraline (ou aux crédules qui pensent que ça n'arrive qu'aux autres parce qu'ils ont la chance ne pas être - jusqu'à présent -confrontés à la violence), mais ce n'est que l'affaire de quelques secondes... qui fera une ÉNORME différence.


Catégories d'armes improvisées 

Ces armes de circonstance permettent de conserver de la distance, d'avoir le temps pour contre-attaquer, gêner l'agresseur et fuir dès que possible. Bref, de limiter la casse et compenser tant bien que mal la supériorité de la main armée de l'ennemi.

  • Les armes de type bâton (parapluie, canne, bibelot, poêle, casserole, bouteille, magazine roulé, balais, etc.).
  • Les armes de jet (extincteur, vaisselle, vase, verre, cendrier, chaise, spray WC/moustique/déo, café bouillant, gravier/terre dans les yeux, etc.).
  • Les armes de type boucliers (chaise, table légère, barrière de maintien de l'ordre, vélo, sac à dos, poubelle, balais, râteau, etc.).
  • Les armes de type Kubutan/impact tool (télécommande, stylo, fourchette, petite cuillère, graviers, gros caillou, cendrier, tasse, etc.).
  • Les couteaux et poinçons en priorisant le plus long possible (couteau de cuisine).


Défense avec une chaise contre attaque au couteau survie urbaine survivalisme urbain

On n'a pas forcément une chaise dans sa poche, mais cette astuce est terriblement efficace. La chaise légére est un très bon bouclier à la fois maniable et bien impactant.


Armes improvisées => armes par destination

RIEN de tout cela n'est magique et ces armes improvisées deviendront des armes par destination dans le cas de la légitime défense en france, mythes et réalités.

Ça ne peut qu'aider, en considérant qu'il y a bien évidemment un facteur chance important. Toutefois, le simple fait de s'y entrainer un minimum (2h d'exercice d'apprentissage est un très bon début) vous permet d'être plus fort dans la tête et de réduire le temps de réaction.

Si possible, la priorité est donnée aux armes qui permettent de garder un maximum de distance ou de gêner la vision.  Votre cible prioritaire sera le visage et les yeux (plan A) et les parties/tibias/genoux (plan B).

Et bien entendu, fuir dès que possible.


8. être encore plus méchant que le méchant 

Le combat au corps à corps, à main nue, contre un ENI armé d'une lame ou objet tranchant est le dernier recours. L'ultime recours... À la différence de Jason Bourne ou James bond, vous n'aurez pas de petites éraflures, vous allez y laissez des bouts de barbaque, des cicatrices dignes d'un film d'horreur, voire la vie...

Sachant cela, en cas de combat à main nue, faites une clé de bras à l'agresseur, puis sortez votre téléphone portable pour appeler la police...

Je rigole évidemment : essayez de contre-attaquer dès que l'occasion se présente. Criez, hurlez, vociférer, mordez, frappez fort, débattez-vous, piquez les yeux, arrachez ou tordez un truc qui dépasse...


Transformez-vous en lion face à une hyène

Devenez un lion en deux secondes (ça se travaille par conditionnement mental). Imaginez la scène dès maintenant.

Je sais parfaitement que tout cela, c'est très facile à dire.

Pourtant, montrer à l'agresseur dans sa chair que vous n'êtes pas qu'une brebis apeurée et faible peut, au mieux, retourner la situation, au pire, limiter la casse. 

Aucun prédateur n'a envie que sa victime se rebiffe violemment et lui fasse mal. Ce n'est PAS DU TOUT son plan.

Je rappelle le contexte pour les émotifs moralisateurs : un gars a un couteau et vous plante : vous n'avez rien à perdre.

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Voyons désormais quelques techniques de défense à mains nues face au couteau possibles. Les plus crédules d'entre vous risquent d'être déçu.




Techniques de self défense à main nues face au couteau


Couteau Karambit survie urbaine survivalisme urbain

Face à certains individus, qui connaissent certaines techniques, vous ne pouvez quasi RIEN faire, juste essayer de moins saigner.

Trois considérations à prendre en compte.

1. C'est L'ULTIME RECOURS. Combattre à main nue face à un gus armé d'une lame est la dernière chance, c'est ça ou bien crever. Mode survie.

2.  Chaque instructeur et formateur de self défense prêche pour sa paroisse (y compris ma pomme, mis à part que je ne donne plus de cours). Mais PERSONNE n'a la solution générique (si tant est qu'elle existe). La "meilleure" technique pour un jeune gars sportif de 90kg n'est pas forcément la même que pour une femme sédentaire de 50 ans en surpoids. 

Bref, la meilleure technique est celle qui marche pour VOUS. C'est-à-dire par rapport à VOTRE niveau physique, technique, age, mental, physiologique, etc. 

3. Quoi qu'il en soit, vous devez "idéalement" être capable de vous transformer en lion en deux secondes. L'AGRESSIVITÉ est la clé pour aider à limiter la casse BIEN AVANT les techniques.


Tout d'abord, voyons ensemble quelques possibilités de comment se défendre face à un outil tranchant.


Blocage de l'attaque ?

Vous aurez peut-être la chance de bloquer le coup d'un mouvement réflexe, ce qui vous donnera une demie seconde supplémentaire potentiellement salvatrice. 

Essayer d'arrêter un couteau en mouvement rapide, c'est comme essayer d'empêcher l'eau de couler : vous allez vous mouiller. De plus, en étendant votre bras et en l'arrêtant, vous en faites une cible facile. 

Cela dit, c'est mieux que ce soit le bras qui morfle que vos organes vitaux. Compromis pourris, je vous l'accorde, mais face à une lame, c'est comme ça que ça marche.

Mais, EN AUCUN CAS, vous ne placerez votre technique de contre simultané, suivi de l'enchainement réglementaire comme appris à l'entrainement.

"Oui, mais avec beaucoup de drill à la salle ?" => Réponse : NIET !

Ma modeste expérience en scénario force vs force de plusieurs centaines d'élèves différents (des soldats très en forme) prouve le contraire.

Dans le meilleur des cas, il y a un blocage assez correct, mais jamais, je répète encore, jamais de contre simultané efficace (et encore moins de jolis enchainements en quatre points).

Finalement, le blocage réflexe, c'est l'ouverture pour créer de la distance ou avoir une fenêtre de tir pour une frappe (aux yeux, gorge ou parties de préférence). 

Et c'est déjà pas mal !


Contrôler le bras armé ?

C'est quasi impossible sauf si coup de chance (mais, à ne pas complétement occulter, on le verra plus bas). En outre, pendant que vous cherchez à contrôler le bras armé, l'agresseur s'adapte, frappe et... vous touche.

Comme avec le blocage, essayer de contrôler quelque chose de si dynamique peut être très difficile et cela peut exposer votre bras à un risque de blessure grave. 

Par exemple, il y a un également un risque avéré de se retourner les pouces (ça arrive assez fréquemment à l'entrainement), ce qui n'arrangera rien à votre problème de ne pas mourir dans une flaque de sang.


La salle de self défense n'est pas la rue

J'enfonce encore le clou avec le principe de contrôle du bras armé qui a du sens (à priori).

  • Cette technique, trop exercée, risque de vous conditionner à faire le focus sur le bras armé, et en oublier les autres techniques (comme un jab d'une pique aux yeux ou un tampon au nez). Attention au conditionnement musculaire.
  • Ça oblige à rentrer en corps à corps. Ok, c'est cool à l'entrainement (avec votre pote d'entrainement), mais c'est TRÈS chaud dans la vraie vie.
  • Ça ne marche pas - ou BEAUCOUP plus mal - si vous êtes plus léger/moins fort que l'attaquant (la différence de poids et de force physique a raison des jolies techniques génériques démontrée par l'instructeur... qui est très souvent un bon gaillard bien balèze... que vous n'êtes pas forcément).
  • Évidence : ce qui "peut" éventuellement marcher pour un gars de 80 kg de muscle, ne marchera pas forcément pour un autre gars de 60 kg skinny fat.
  • L'ennemi ne va pas se laisser faire comme votre partenaire d'entrainement. Chez l'adversaire, le retrait rapide du bras armé est un réflexe naturel et changer le couteau de main est également une solution naturelle si quelqu'un lui saisissait fermement le poignet armé.


J'ai eut la chance de tester à de nombreuse reprise (moi-même et des élèves) face à un partenaire qui ne laisse pas faire en "Black man" (costume rembourré qui permet des coups à pleine puissance). Test en machine à coudre (attaques multiples) et Grab and Stab (prise du couteau en pic à glace et marteau).

Verdict : c'est TRÈS aléatoire.

Agripper le bras armé marche dans une proportion d'env. 20% maximum (en étant préparé à l'avance, sans effet de surprise). Par conséquent, ça signifie bien en dessous de 10 % dans la vraie vie (à cause de l'effet de surprise, ENI qui veut votre mort, vêtement pas forcément adaptés, famille à s'occuper, etc.).


Le cas non conforme

Cela dit, si vous avez la chance de réussir à saisir le bras armé, alors il faut idéalement enchainer immédiatement par des frappes puissantes de votre main libre et/ou des coups de tête/genoux/morsures. En outre, si vous êtes assez nettement plus fort/lourd/grand que votre agresseur, ce sera franchement plus facile une fois le bras saisi.

Attention néanmoins au changement de main armée toujours possible.

Par conséquent, à l'entrainement, ça vaut le coup de s'y préparer pour se driller à enchainer en frappe après des saisies de différentes façons du bras armé de l'ENI* (poignet, bras, manche, sous le triceps). Exercez-vous debout et au sol, en gaucher et droitier.

Toujours pareil, la cible de prédilection est les yeux de l'ENI, car "relativement facile" à atteindre et qui ne nécessite pas de coup très puissant pour être efficace (en plus des parties génitales, du cou et de la tête en général).


Donner des coups de pieds ?

On a vu que les attaques sont à très courte distance donc, oubliez le joli front kick aux parties génitales avec enchaînement de la super technique de krav-maga-peche-melba stéréotypée. 

  • Soit, vous êtes au corps et à corps, alors un coup de pied efficace presque impossible (mieux vaut ne rien faire que de risquer de perdre l'équilibre pour donner un coup de pied peu puissant). 
  • Soit, vous êtes plus loin, alors une création de distance et chercher une arme improvisée est 100 fois plus pertinent (mais certes, moins guerrier et moins vendeur).

Cela dit, un bon coup de bien aux parties ou sur un genou peut ÉVIDEMMENT aider à régler une partie du problème et ouvrir la voie à la fuite. Bien évidement, il vous faut privilégier les coups de pieds puissants et simples (lowkick, coup de pied direct).

NB : vous pouvez aussi vous retrouver à perdre l'équilibre et tomber. Ou bien, l'adversaire vous agrippe le pied dans un mouvement réflexe (bien plus courant qu'on ne le pense dans le monde réel).


Désarmer l'agresseur avec une clé de bras ?

Et puis quoi encore, vous vous croyez dans un film de Steven Seagle ? 😉

"Oui, mais les techniques Police alors ?", me direz-vous. Eh bien, vous n'êtes PAS policier, donc pourquoi vouloir faire cette connerie qui va aggraver la situation ? Les FO (forces de l'ordre) eux-mêmes ne placent pas les belles techniques apprises à la formation initiale.

Dans la vraie vie, ça se transforme en pugilat bien crade à cinq contre un pour arriver à contrôler un gars qui ne se laisse pas faire. 

La meilleure façon de le désarmer est de le mettre KO et/ou lui faire TRÈS mal (briser le bras par exemple, ça marche très bien pour faire lâcher le couteau). 

Petite exception avec les techniques de clés : si dans le fight, un doigt de l'ennemi traine par là, ça vaut le coup de le briser/retourner (la main gagne face à un doigt).


la fuite face à un couteau, c'est pas magique

J'ai déjà abordé le sujet un peu plus haut, mais j'enfonce encore le clou. N'importe quel expert - sérieux - conseillera la fuite face à un couteau. Cet expert est sage et à parfaitement raison. Et ça tombe bien, car c'est un réflexe parfaitement naturel pour la plupart des individus. 

Mais...


Malheureusement, ce n'est pas si simple et il convient de vous poser les bonnes questions 

Se convaincre soi-même que la fuite est la solution ultime est quelque peu trop simpliste et n'est pas en adéquation avec le réel. Parler sur les réseaux sociaux est une chose, le faire dans la vraie en est une autre.

  • Avez-vous VRAIMENT la condition physique pour faire un sprint sur 100 m départ arrêté ? Pouvez-vous VRAIMENT distancer votre ou vos agresseurs avec de bonnes chances de succès ? Si ce n'est pas le cas, le prédateur le verra de suite, vous rattrapera facilement et aura raison de vous, tel du gibier apeuré impossible de se défendre avec un pouls à 180.
  • Avez-vous remarqué que, globalement, ceux qui agressent avec des couteaux ont souvent un physique léger de coureur et sont équipés presque systématiquement de baskets et de streetwear. Bref, ils ont la tenue parfaitement optimisée pour la survie urbaine.
  • Même si vous êtes jeune et en forme, courir vite n'est pas donné à tout le monde. Vous êtes vous testé sur le test de Cooper ? Arrivez-vous à faire 3000 m en 12 min ? Faites-vous du sport régulièrement, notamment de la course à pied ? Si la réponse est non, rappelez-vous que, certes "la peur donne des ailes", mais que ce n'est pas de la magie non plus, la réalité va vous rattraper (et elle ne va pas vous plaire).
  • Et si vous n'êtes PAS jeune et en forme, alors ne vous surestimez pas et redescendez sur terre. Ce sont des Papys qui attaquent avec une lame ou des jeunes gars ? Vous avez intérêt à vous entrainer très sérieusement à raison de 3h minimum par semaine d'athlétisme pour compenser la différence d'âge... le faites-vous dans la vraie vie ou dans vos rêves ?
  • Avez-vous la tenue vestimentaire adéquate, notamment les chaussures ? Si ce sont des talons, des claquettes, des chaussures de ville avec semelle lisses ou un truc du genre, oubliez la fuite et miser sur le vice et la feinte suivie d'une attaque surprise foudroyante a bien plus de chances de succès. Et je ne parle pas du reste de la tenue.

Si vous avez la condition physique ET une tenue assez adaptée au quotidien, alors c'est déjà un très bon point ! (J'en profite pour rappeler qu'il n'est jamais trop tard pour vous bouger le cul pour être en meilleure forme).

Mais prenez en compte également que...


La fuite n'est pas la solution ultime : il y a la situation très pourrie

  • Comment ça se passe si vous êtes en famille avec femme et enfants ? Avec des potes/copines ? Vous fuyez tout seul et laisser vos partenaires sur place ? Chacun pour soi ?
  • Et si vous êtes en espace confiné ? Bloqué dans un cul-de-sac étroit ? Dans un train/métro/bus ? Que vous avez un gros sac de 10 kg avec vous ? Vous pensez que le ou les agresseurs sont stupides ?
  • Comment faire si vous avez en temps normal une bonne condition physique, mais que vous êtes blessé le jour de l'agression (loi de Murphy), par exemple avec un bras/jambe cassé, une grosse tendinite à l'épaule ? Que vous êtes malade ?
  • Comment ça se passe si vous avez le moral dans les chaussettes à cause d'une très mauvaise nouvelle ? Que vous êtes "Out" psychologiquement ?

Arff, ce n'est plus aussi simpliste que fuir, n'est-ce-pas ?


Frapper et faire très mal à l'agresseur ?

Dans les quelques demies secondes où vous avez une "fenêtre de tir", frapper FORT l'ennemi, va clairement le gêner dans son attaque et ne pas le rendre plus intelligent.

En outre, il y a de forte chances qu'il commence à douter (plus ou moins), voire buguer (renversement de situation possible).

Misez sur des coups à la tête (chercher le KO), ou des piques aux yeux (terriblement douloureuses et qui ne nécessite pas beaucoup de force). 

Bien entendu, c'est très aléatoire et c'est proportionnel à votre entraînement au sac de frappe/PAO, BOB/mannequin de frappe (vraiment bien ce truc) et en sparring (avec un partenaire).

Je répète encore : celui est qui est faible physiquement devra tout miser sur les attaques aux yeux, l'agilité et le vice pour compenser.


La sueur épargne le sang

En outre, votre entrainement doit idéalement suivre la règle "entrainement dur, guerre facile". Si ce n'est pas le cas, alors c'est juste une activité sportive.

On peut parfaitement s'entrainer dur sans se faire mal et en toute sécurité (mais vous aurez des bleus et des coquards de temps en temps, ça fait partie du jeu).

Bref, de mon point de vue, FRAPPER (vite et fort) est le "moins pire" et le plus "générique". Il vous faudra simplement adapter la cible et la technique à votre force physique et votre morphologie. 

Pourquoi ? Parce que c'est polyvalent. Autrement dit, un panel de techniques identiques face à un ENI qu'il soit à mains nues ou bien armées.

La différence étant que face à une lame, vous allez lui faire le plus mal possible sans aucunes retenues d'aucune sorte.


SIMPLE est la règle en self-défense

Par exemple, dans mon cas (qui n'est pas forcément le vôtre), j'ai n'ai gardé "que" 12 techniques de frappes (pied, poing, coude, genoux). En revanche, je sais les placer dans toutes les positions, de jour comme de nuit.

En outre, je me suis testé (mais surtout ait été testé 😉 ) plus d'une fois en état de stress et de fatigue (synthèse CAC pour ceux qui connaissent).

Verdict : UNIQUEMENT les trucs simples marchent (plus ou moins).


Et les défenses sur saisies ? 

C'est simple, si vous êtes saisi par-derrière, par définition, souvent par surprise, vous êtes baisé (saisi de face, au col par exemple, il reste une mini-fenêtre pour agir).

Pas la peine de se voiler la face. 

Par exemple, un ENI qui vous étrangle par-derrière ne va pas rester debout en statique pour que vous ayez le temps de contre-attaquer. Bien sûr que non, c'est très rapide, violent et vous êtes au sol en 2s que vous soyez un Ninja drillé ou pas. 

  • Est-ce une raison, pour ne pas s'y préparer un minimum ? Non. 
  • Est-ce une raison pour ne pas perdre trop de temps avec ça. Oui.


La vie est injuste et à la fin, on crève

Comme dirait l'autre, "la vie est injuste et à la fin, on crève" (expression entendue pour la première fois via A.B. à la montagne de L. en 2005).

Bref, restez réaliste dans votre entrainement, ne perdez pas votre temps. Les façons de se sortir de 30 "défenses sur des saisies différentes" ne le sont pas... Toutefois, ces techniques sont "sympa" à pratiquer en club avec pour conséquence un certain nombre de pratiquants crédules qui pensent - à tort - qu'il y a un mode d'emploi sur étagère à chaque situation.

=>FAUX ! L'effet de surprise et une VRAIE agressivité du monde réel annule 95% des jolies techniques.




Langage corporel d'un agresseur potentiel juste avant une attaque


Le sujet est suffisamment important pour y insister. Nous sommes ici dans la conscience de situation et la prévention des emmerdes. 

En effet, l'un des moyens les plus efficaces d'éviter de devenir une victime est de repérer une attaque avant qu'elle ne se produise. Que vous soyez confronté dans la rue ou sur votre lieu de travail, prêter attention au langage corporel de ceux qui vous entourent est un outil puissant. 

Avoir une certaine compréhension du langage corporel d'un agresseur enlève (un peu) l'avantage de la surprise (proactif vs réactif). 

C'est quelque chose de naturel et instinctif si vous connaissez un peu la rue (les policiers/gendarmes en VP et les racailles le savent bien).

Ces principes sont valables dans n'importe quelle confrontation (pas uniquement avec couteau). Finalement, cette liste n'est pas exhaustive. 


Montrer du doigh est équivalent à une mise en garde survie urbaine survivalisme urbain avant une frappe


Position de combat discrète

L'agresseur se mettra - plus ou moins discrètement - dans une position qui ressemble à celle d'une position de combat au niveau des appuis (pied fort derrière, torse sous un angle de 45 degrés). 

Cela indique son intention de se préparer pour un combat pour pouvoir délivrer des coups puissants, généralement une grosse droite du bras fort.


Serrer ou pomper le poing

L'un des effets secondaires de la réaction de combat ou de fuite est que le sang est aspiré des extrémités vers les grands groupes musculaires et les principaux organes. 

Ce processus entraînera le gonflement du muscle de la mâchoire, la fermeture des poings et la contraction des muscles faciaux.

Si votre agresseur se nettoie les mains pendant la confrontation, il est fort probable qu'une attaque soit imminente.  En outre, le simple fait de ranger des choses (son téléphone repart dans la poche), de laisser tomber des sacs ou même de fermer des poches est une indication forte d'une personne qui se prépare à l'action. 


Tremblements

En raison de l'adrénaline, vous remarquerez peut-être que les mains ou les genoux tremblent. C'est juste un autre indicateur que l'agresseur est dans un état agité avec des boosts d'adrénaline qui le rendent très dangereux.


Respiration rapide 

Encore une fois, c'est une autre indication d'agitation et de stress. 


Éviter le contact visuel 

Lorsque quelqu'un évite le contact visuel, regarde d'un endroit à l'autre, c'est probablement parce qu'il a quelque chose de plus pressant à l'esprit - comme trouver la meilleure façon pour lui de se déplacer et de vous frapper.  


Regard qui vous transperce

L'agresseur peut vous regarder droit dans les yeux comme si vous n'étiez même pas là. Cela est probablement dû à la réponse automatique et à l'adrénaline qui prend le dessus juste avant qu'ils ne bougent. 


Posture générale de coq (kéké)

L'un des principaux indicateurs est de faire apparaître la poitrine plus grande ou d'abaisser la tête comme si elle était prête à charger. 


Agitation et nervosité

Ceci est similaire au tremblement et au serrement des poings. 

Il indique une intention subconsciente d'agir. Tout comme si vous étiez agité ou anxieux et que vous pouviez bouger votre jambe de haut en bas en étant assis, ou commencer à faire les cent pas dans la pièce, comme un lion face à une proie, un agresseur peut faire des choses similaires en réponse à l'adrénaline et à l'oxygène pompés dans le corps. 


Cacher le visage 

Un agresseur sur le point d'attaquer peut tenter de dissimuler son stress et son excitation en tournant la tête ou en cachant son visage. 

Cela peut aussi se voir lorsqu'un agresseur s'essuie le visage, se lisse les cheveux en arrière, se gratte le nez ou ce genre de truc. 


Regards ciblés 

L'ENI potentiel peut indiquer son intention d'attaquer en fixant des cibles telles que votre visage, vos yeux, votre nez. 

De plus, il peut rechercher des voies d'évacuation, des témoins ou des « copains » qu'ils connaissent ou rechercher des objets que vous détenez et qu'ils veulent vous voler. 

Bref, l'agresseur peut faire un rapide check des alentours.


Envahir l'espace personnel 

Les agresseurs utiliseront diverses tactiques pour se rapprocher de vous, surtout s'ils essaient de voler quelque chose que vous possédez.

Le moyen le plus probable est qu'ils utiliseront une conversation apparemment anodine pour vous donner un faux sentiment de confiance envers eux, ils se rapprocheront de vous, affichant probablement une combinaison des signes ci-dessus, puis attaqueront (En règle générale, ne laissez pas quelqu'un que vous ne connaissez pas plus près que la distance d'un coup de pied). 




un mot sur le stress au combat


Je cite ci-dessous le formidable article sur la phycologie du combat paru dans un article du magazine (défunt) Pro-sécurité (on retrouve le PDF en cherchant un peu sur le net).

Stop ! survie urbaine survivalisme urbain

Dire stop est important, mais peut ne pas suffire


Sujet non-entrainé

Dans une situation critique, un sujet sous-entraîné (ou mal préparé) éprouve un sentiment d’impuissance face à la situation (impression de subir), et ne possède pas dans son répertoire cognitif de stratégie préétablie pour gérer le problème avec efficacité.

Son processus décisionnel se trouve alors perturbé (voire inhibé).

La stimulation hypothalamique entraîne, dans ce cas de figure, une réponse générale stéréotypée souvent inappropriée qui de plus accroît l'impact du stress et la décharge émotionnelle.

 

Sujet entrainé

Dans une situation identique, un sujet entraîné (et préparé de façon adéquate) n’éprouve pas le même degré de stress, car il a le sentiment de pouvoir, dans une certaine mesure, « gérer » la situation.

Il a confiance en ses capacités et ce sentiment de contrôle diminue de façon conséquente l'impact du stress sur son comportement et sur sa perception de la situation.

Certaines études laissent penser que dans le contrôle du stress chez certains sujets expérimentés (ayant déjà connu plusieurs situations d’engagement réel) se produisent des phénomènes neurologiques comparables à une quasi hyposensibilité au stress.

*****

NB : vous pouvez retrouver certains rares numéros de Pro-sécurité à La librairie du collectionneur : une librairie à l'ancienne qui propose également le manuel pratique sur l'eau de Pierre (instant pub).




Attaque au couteau en bref


Interdiction armes danger survie urbaine survivalisme urbain

Si vous respectez les lois et c'est tout à votre honneur, alors gardez bien à l'esprit que certains n'en ont que faire (et sans parler d'un SHTF).

OK tout ça était dense ! C'est pourquoi, je me permets un résumé en partant de la situation la pire (et malheureusement la plus plausible).

Attention, c'est un peu décousu, j'ai mis pas mal de trucs en vrac.

L'idée majeure est de susciter la réflexion.


Attaque au couteau en résumé

  • Vous serez pris par surprise et vous serez submergé par la peur et l'adrénaline.
  • Vous ne verrez pas la lame avant que l'attaque ne soit lancée.
  • Acceptez que vous allez être blessé d'une manière ou d'une autre.
  • Vous ne pourrez très probablement pas vous enfuir et éviter l'attaque.
  • Vous aurez très peu de temps et d'espace pour réagir et pour déployer une contre-attaque.
  • Vous ne pourrez sûrement pas arrêter le(s) premier(s) coup(s) donc, oui, vous serez coupé et poignardé plusieurs fois, mais vous ne réaliserez peut-être même pas que vous avez été poignardé (c'est pourquoi vous devriez toujours examiner vos blessures après une confrontation physique).
  • Vous n'aurez CERTAINEMENT pas le temps de dégainer votre propre arme (pistolet, couteau, kubotan, impact-tool tacticool, matraque télescopique, bombe lacrymo, etc.) ; du moins pas avant d'avoir été poignardé plusieurs fois. Et si vous essayez avec le mauvais timing, vous aggraverez votre situation.
  • Cherchez une théorie simpliste face à une situation complexe est complétement débile (exemple avec "la fuite" comme seule et unique "solution" à tous les problèmes).
  • Proactif VS Réactif => vous avez l'initiative VS vous subissez et faites au mieux. C'est comme ça que ça marche.
  • Si vous pesez 20 kg de plus que votre adversaire, c'est évidemment mieux que l'inverse.
  • Si vous avez une arme quelconque sur vous, la création de distance est FONDAMENTALE pour avoir une chance de réussir à s'en saisir. À ce titre, oubliez les techniques qui consistent à sortir une arme au contact de l'ENI (échec assuré à 95%).
  • De bonnes chaussures avec semelles au bon grip (pour ne pas glisser bêtement) sont plus importantes que les gadgets de self défense plus ou moins interdits/tolérés au pays des droits de l'homme.
  • Qu'est-ce qui est interdit de port ? => Tout ce qui est efficace. Un petit couteau de poche de type Opinel peut être toléré selon les cas. Idem pour un petit spray plus ou moins toléré pour une femme. Toléré, c'est-à-dire, à l'appréciation du fonctionnaire.
  • L'efficacité sous stress est une affaire de TIMING. Initier la bonne action au bon moment pour avoir une chance de réussir sans dommages.
  • La conscience de situation est la base de la base.
  • Protégez vos organes vitaux tant bien que mal (torse et cou).
  • Vous allez très certainement reculer (pris par surprise), votre équilibre sera compromis et vous tomberez probablement au sol.
  • Si vous tombez et pas possible de se relever rapidement, alors faire face à l'ENI les pieds en avant en défense (apprendre à pivoter à 360° en étant au sol sur le dos).
  • Vos mouvements seront limités, votre motricité fine aura disparu (sortir une lacrymo de la poche sera difficile), vous ne pourrez pas accéder facilement au bras armé de l'adversaire. 
  • Reculer face à une lame => se faire piquer. L'adversaire va rapidement gagner en confiance (prédateur vs proie), vous rattraper et vous piquer. Facile à dire, mais préférez la sortie d'axe latérale (l'une des techniques de base à travailler à l'entrainement avec le départ de sprint à froid).
  • Toute technique basée sur une clé de bras n'a quasiment aucune chance de fonctionner dans le monde réel (c'est mille fois plus vrai si vous êtes plus léger que l'ENI).
  • Toute technique qui repose sur l'hypothèse d'une seule attaque franche et linéaire comme au dojo (et au cinéma) a encore moins de chances de marcher dans le monde réel.
  • Cognez fort là où ça fait mal à chaque occasion.
  • Si une hyène vous attaque, alors soyez un lion.
  • Utilisez tous les outils disponibles pour mettre fin au combat.
  • Les jolies techniques de Ninja ne marchent QUE dans une salle d'entrainement aseptisée avec votre pote en guise d'adversaire. Dans la vraie vie, rien ne va marcher (Ceux que je connais qui se sont fait suriner, ont immédiatement stoppé ou revu radicalement leur entrainement).
  • La réaction à un Grab & Stab doit constituer la majorité de vos drills.
  • L'entrainement commence dans la rue par de l'observation. Conscience de situation, je sais je me répète pas mal 😉
  • Basez votre entrainement sur des frappes puissantes et précises (VRMC - Vision Respiration Mobilité Conscience) @FredPerrin. Une dizaine de techniques de frappe suffit amplement, voire deux ou trois.
  • Toujours avec l'entrainement, la recherche d'agressivité et de combativité doit être systématiquement exercé à chaque séance.
  • Le mental fait 90% du boulot, le reste, c'est quelques principes et techniques drillées encore et encore (mais qui a envie de faire ça ? Les gens veulent du "nouveau" en permanence...).
  • Avoir un outil de défense est un "plus" À CONDITION de l'avoir déjà en main. Par exemple, sortir votre gazeuse et la mettre en œuvre dans l'action est impossible à 95% et risque d'aggraver le pb (l'ENI va contre-attaquer encore plus... avec sa lame).
  • Un stylo métallique pour attaquer le visage est une bonne option réaliste (facile de prendre l'habitude d'un stylo sur soi). Ce n'est pas la solution miracle, mais ça vaut le coup d'être porté... ne serait-ce que pour écrire.
  • Rappelez-vous que vous allez vous faire couper/piquer/saigner. Acceptez-le et infligez le maximum de dommages à l'ennemi.
  • Les techniques "avancées" sont du marketing. Dans le réel, ce sont les techniques SIMPLES qui marchent le mieux (stress intense => perte des moyens neuro-physiologique).
  • La loi de Murphy est à prendre en compte (allez lire l'article, c'est sympa).
  • La vie est injuste et à la fin on crève.


Sparring avec partenaire

Le sparring intelligent avec un partenaire développe le coup d'œil, les réflexes, l'agressivité/combativité et se rapproche un peu du réel (prendre des coups pour de vrai et en donner pour de vrai). Bref, obligatoire !




RESSOURCES VIDÉOS SUR LES ATTAQUES AUX COUTEAUX


Attention, séquences tirées du réel et susceptible de heurter les plus sensibles.


Ci-dessous, encore un exemple de Grab & Stab en pic à glace. Terrible. 


Et pour terminer, QUE du bon sens avec PROTEC RADIO, une petite chaine Youtube qui mérite d'être connue. Une petite vidéo pertinente de 3 min et un entretien avec un spécialiste du domaine.




manuels de combat et self défense réaliste


Dans les vieux manuels d'époque, on trouve tous les principes. RIEN n'a été inventé de notre jour, juste modernisé.

Ci-dessous, les Éditions Combat 1901 sur Amazon (j'ai adoré les principes).

Au niveau technique, à mon sens et après avoir pratiqué des disciplines de self défense dans le cadre pro, rien ne vaut la pratique d'une boxe (Anglaise, Française, Thaï, etc.), un truc où l'on donne ET prend des coups pour de vrai (en plus d'acquérir le coup d'œil, les déplacements, le timing, la force de frappe et le cardio).

C'est ce que l'on retrouve dans les vieux manuels qui sont finalement plus réalistes que bon nombre de "nouvelles disciplines".

Edtions combat 1901 sur Amazon

Un ouvrage plus moderne dont la présentation vidéo et review est disponible.

Livre_Street_Survival_Skills_ Fernando_Ferfal_Mouton_Resilient

Présentation vidéo du Manuel de survie urbaine (traduit en français depuis).

*****

Et les clubs de self/sport de combat/art martiaux dans tout ça ?

Je ne vais pas citer ou conseiller ce que je ne connais pas bien, c'est vous qui voyez en fonction de ce qui est disponible près de chez vous.

À mon avis, plus que la discipline, c'est l'instructeur et l'ambiance du club qui sont importantes.  

En outre, ce n'est pas l'objet de cet article.


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Se défendre contre une attaque au couteau. Entre mythes et réalités survie urbaine survivalisme urbain


Les attaques au couteau sont un sujet très difficile et particulièrement complexe. L'être humain désire une solution sur étagère à tous ces problèmes, mais dans ce cas précis, la recette magique n'existe pas.

Au risque de me répéter, il n'y a PAS de techniques qui permettent de s'en tirer à 100% face au couteau (y compris manié par un amateur).

Pourtant, certains individus sans scrupules n'hésitent pas à vendre du rêve aux débutants crédules, enrobé dans de la démonstration technique avec un partenaire conciliant et de grandes théories "scientifiques".


La solution magique n'existe pas face au couteau

La réalité est moche et j'enfonce (encore) le clou : il n'y a pas de solution idéale face à quelqu'un qui veut VRAIMENT vous planter. Il vous faut faire preuve de pragmatisme et accepter cette réalité.

Est-ce une raison pour ne pas s'y entrainer/préparer ? Bien sûr que non.

Est-ce qu'il y a des trucs qui marchent mieux que d'autre ? Oui et ça dépend de VOUS, notamment de votre force et condition physique ainsi que du mental.

Est-ce une raison pour ne pas y passer trop de temps ? C'est vous qui voyez en fonction de votre propre cas et de vos biais (un passionné de self trouvera toutes les "excuses" pour pratiquer au contraire d'un gars lambda qui veut juste des bases).

Le marketing dit qu'il vous faut vous entrainer pendant des années, et je vous dis d'expérience que quelques heures d'entrainement sérieux par rapport à RIEN est déjà pas mal du tout. Certes, pas la panacée dira le coach qui cherche un client pour son club, mais absolument 100% mieux que zéro.

Bref, disons, qu'il faut essayer de trouver un compromis adapté à VOTRE cas.

*****

De mon point de vue et qui n'engage que moi, voilà quelques pistes (vous faites ce que bon vous semble)...


Il vaut mieux RESTER SIMPLE avec focus sur les principes fondamentaux

  • Conscience de situation.
  • Éviter les emmerdes au maximum.
  • Mettre de la distance entre vous et le danger.
  • Repli tactique (pour ne pas dire sprint) quand c'est possible. L'entrainement au 800 mètres (voire un peu de 1500 m en complément) est particulièrement pragmatique quand on est encore jeune.
  • Chercher une arme quelconque.
  • Si on sent que "ça va partir", frapper (vite et fort) le premier.


Travaillez ces techniques en guise d'échauffement systématique

  • Drill de petit sprint départ arrêté sous toutes ses formes. Travailler le départ dans toutes les directions sur 5 à 10 mètres, ça fait monter le cardio (À compléter éventuellement par des séances en sprint en fractionné lors de séances dédiées à l'occasion d'une séance de sport).
  • Drill de sortie d'axe latérale sous tous les angles (travail de mobilité en déplacement latéral vers 3h, 9h, 1h,11h).
  • Au sol, sur le dos, drill de pied en protection-attaque à 360° en pivotant vers la droite et vers la gauche face à un partenaire (toujours garder les pieds face à l'ENI).
  • Drill pour se relever rapidement si on tombe (tomber volontairement sur le ventre, le dos et le côté et se relever de différentes façons).

Vous constatez que jusque-là, il est question de techniques physiques et de mobilité que l'on ne retrouve pas ou très rarement en club (pas sexy ni vendeur). Tout ça fait beaucoup travailler le cardio et participe à vous mettre dans l'ambiance sans oublier la vraie vie.

*****

Prenons l'exemple du drill pour se relever rapidement si on tombe : en seulement 1h de ce drill en cumulé (pas le même jour, hein), vous aurez déjà un très bon conditionnement musculaire et une aisance plus que correcte, vous aurez progressé de 100% (voire bien plus) par rapport à votre niveau de départ.


Exemples de techniques à driller et à privilégier lors d'entrainement

  • Frappes simples et puissantes là où ça fait mal, exactement comme la défense et riposte à main nue, on ne change rien. Travail au sac et PAO avec partenaire (maximum de 10 techniques de frappes, voire 3 ou 4 si on débute). Toujours rester hyper simple.
  • Attaques préventives simples en enchainement (2 ou 3 attaques "botte secrète" et adaptée à votre cas suffisent amplement).
  • Position de protection générique + riposte
  • Travail avec objet usuels ici et là histoire de bien casser les interdits (armes de circonstance).
  • Mise en situation avec simulation d'agression verbale et physique (forcer sur ce point une fois bien dégrossi).
  • Un minimum d'entrainement à la réaction à une hémorragie (compression manuelle, voire utilisation du garrot).

En gros, s'entraîner dans la rue à "sentir la rue" et à la salle, à driller surtout les frappes puissantes et précises sous tous les angles (debout comme au sol, à 50% de la vitesse puis à 90%).


Sans oublier (si possible)

  • Une préparation physique minimale comprenant du cardio et du renforcement musculaire. En quelques mois seulement, vous pouvez avoir progressé de 100%.
  • Une préparation mentale. Via des vidéos d'agressions réelles ici et là en guise de "piqure de rappel" (abonnements YouTube). A contrario, faites bien attention de ne pas tout voir "tout noir" autour de vous. Soyez pragmatique, mais détaché.
  • Travail de la rusticité. Sport en extérieur par tous les temps, été comme hiver, douches froides, parcours naturel, nager dans un lac/rivière, parcours synthèse, privation de sommeil/nourriture, drills en extérieur, etc.
  • Travail de l'agressivité/combativité. Principalement via le travail en sparring lourd avec partenaire et les mises en situation.

Pas évident tout ça, hein ? Mais qui a dit que c'était facile ? 


Faire un minimum est déjà énorme

Cela dit, si vous faites ne serait-ce que quelques séances comme ça, c'est déjà beaucoup par rapport à jamais. Ne vous mettez de freins dans la tête à cause des vendeurs et perroquets qui racontent qu'il faut s'entrainer pendant 20 ans. Ne vous cherchez pas d'excuses pour ne rien faire. Finalement, vous pouvez aussi profiter d'une séance de sport en extérieur pour pratiquer quelques drills simples.

******

Pour conclure, BRAVO, si vous avez lu jusque-là, vous faites parti d'une toute petite minorité capable de conserver son attention plus de 10 minutes.

Et ça, c'est un très bon début.



ATTAQUE AU COUTEAU : faq


Cliquez sur les questions pour dérouler la réponse.

"La fuite est la seule solution face à un couteau"

Ceci est une réponse simpliste décorrèle de la réalité face à une situation complexe. Ce n'est pas comme ça que ça marche dans le monde réel.

 

Et la self défense pour les femmes, on n'en parle jamais !

La "self féminine" est du marketing pour recruter des clientes. Dans la vraie vie, un physique plus faible doit être compensé par de la technique hyper simple et du vice.

Il vous faut tirer des "avantages" des inconvénients : par exemple, le fait que l'adversaire vous juge comme une proie facile et baisse sa garde, vous donne l'opportunité d'une attaque très vicieuse et par surprise. Je n'en dit pas plus ici, à vous de faire preuve de bon sens...

C'est quoi le meilleur système de self-défense ?

Le meilleur système de défense, c'est VOTRE système de défense, c'est-à-dire celui qui marche le mieux pour vous. Ça peut être complétement différent de votre voisin en fonction du niveau physique, technique, age, agilité, entrainement, mental, etc.

 

Que pratiquer comme sport ou art de défense ?

Sport de combat ? Self défense ? Art martial ?

Perso, je conseille sans hésiter un sport de combat où on donne et on prend des coups dans la tronche (boxe anglaise, Thaï, française, etc.) complété par un peu de techniques et scénarios de self défense vues dans cet article.

Lequel exactement ? Simple : celui qui est disponible dans votre ville.

Finalement, plus que la discipline, c'est l'ambiance du club qui est importante sans oublier la pédagogie du formateur.

À chacun ses choix

 


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En cas de suggestions ou de remarques, vous avez à votre disposition un espace commentaire dédié sous les articles (votre commentaire sur le blog restera parfaitement pérenne, bien au contraire des réseaux sociaux éphémères). 


48 commentaires sur “Défense contre couteau : 8 principes de survie réalistes”

  1. En cours de krav, le premier truc qu’on apprend face au couteau, c’est la technique du CFC : cours forest, cours !

  2. Un article bien affûté, qui a su piquer ma curiosité en tranchant dans le vif.
    Et que j’ai lu jusqu’au bout. Contrairement à Protegor que j’ai toujours pas fini …
    Mais j’y travaille.

  3. On vient de me partager cet excellent article, j’apprécie vraiment le temps que vous avez dû prendre pour le rédiger, c’est à mon sens, le travail le plus exhaustif sur le sujet.

    Personnellement, j’utilise toujours des vidéos des CCTV que l’on trouve à foison sur YT et je les compare à la formation disponible. Dans TOUS des stages de self que j’ai fait en France et en Belgique, le Grab and Stab n’est pas pratiqué. Par contre, il y a souvent, un temps disproportionné consacré au couteau vs couteau, ça plait aux élèves donc…

    Et quand c’est couteau vs main nues, c’est généralement un instructeur qui ne se met pas en danger avec des attaques stéréotypés diamétralement opposé à la rue. Peu d’importance est accordée à la création de distance et encore moins au traitement des blessures au couteau malgré le fait de toujours répéter “Attendez-vous à vous à être coupé”.

  4. Bonjour,
    Pratiquante de krav maga depuis 3 ans, je me suis indirectement sentie visée par moment et ce n’est pas agréable.
    Le fait est que votre article me fait vraiment réfléchir et je vais le prendre en compte. J’ai partagé l’article à mon prof et j’attends impatiemment sa réaction.
    Bonne journée
    Julie

  5. Tout le monde devrait étudier la protection personnelle, allant de la connaissance de la situation aux signaux et des comportements avant l’attaque, en passant par l’autodéfense, la réponse post-incident et les premiers secours.
    Tout cela est développé dans votre article, vraiment du bon boulot.
    Dans mon club (Penchak) il n’y jamais de scénario et quand c’est le cas, tout le monde fait la gueule, vous avez entièrement raison, ça fait fuir les fragiles.
    Perso, j’aime bien la controle du bras armé mais c’est complétement vrai que si je suis surpris ça ne sera pas pareil. Et je fais 110 kg (pas vraiment de muscle lol). Enseigner ça à un petit gabarit est en effet presque criminel : ça ne marche pas.
    Dommage que la légitime défense n’est pas abordé, il ya à dire sur ce sujet !
    Encore une fois, good job, je pense que ça va aider du monde.

  6. Moi contre un couteau, j’ai une griffe FP en neck (car dommages limités avec la courte lame) ou une telesco selon ma tenu. Ça vient rééquilibrer la confrontation !
    KISS

    1. Et moi, j’ai des toujours des shurikens de ninja dans mon caleçon 😉
      Plus sérieusement, le port de couteau, de bâton télescopique ou n’importe quoi pour se défendre est classé en catégorie D et donc interdit de port au pays des droits de l’homme. On n’est pas aux USA ici 😉
      En outre, il n’est pas du tout certain (très loin de là) que vous aurez le temps de déployer vos outils de défense.
      Finalement : “Nul n’est censé ignorer la loi”, et à chacun ses choix…
      PS : article sur la légitime défense en France

  7. Ce que j’apprécie le plus, c’est ton approche fondée sur la réalité. Tu as ouvert la discution pour que des experts s’engagent ensemble à créer des solutions viables. Je te suis reconnaissant du temps et des efforts.
    Bon courage pour la suite !

    1. Très bon article que l’on m’a partagé..je suis formateur violence urbaine..je partage totalement votre avis c’est ce que j’essaie de faire comprendre à tous ceux je forme dans tous les cas il y aura des dégâts.. si tous les mythes et gros bras sans cerveau pouvaient en prendre conscience..au plaisir de partager

  8. Petite question. Le livre de Fred Perrin “combat a l’arme blanche” est-il bien ? Il n’est déjà pas facile a trouver, mais j’ai lu dernièrement qu’il est assez light. Certains on des avis ? Merci.

  9. De loin, la meilleure synthèse sur le sujet du combat au couteau. Même dans des livres d’expert du domaine, c’est rarement aussi détaillé ! BRAVO, un abonné de plus 😉

    1. Bonjour monsieur, merci pour cet article très pragmatique et réaliste (enfin !) j’ai une question sur la situation bien précise : je suis une maman de 160 et j’ai un enfant derrière moi comment se défendre et défendre mon enfant ? La seule chose qui me vient a l’esprit c’est de réussir ( pas gagné vu ma taille !) de mettre les doigts dans les yeux de l eni … utiliser le sac à dos pour mettre la distance….que puis je faire d’autre?…merci encore

      1. Oui, tout est dans l’article, il n’y a pas de solution générique, mais on peut résumer dans votre cas :
        1) Vigilance (pas d’écouteurs, pas le nez dans le téléphone, conscience de l’environnement)
        2) Éviter/fuir (importance des chaussures)
        3) Chercher une arme de circonstance : bouclier (sac, chaise), arme de jet (terre, graviers > yeux), etc.
        4) Feindre la faiblesse et attaquer les yeux puis les parties (effet de surprise)

  10. Merci pour l’article.

    Avez vous des liens vers les tissus résistants aux lames ? comme montré sur l’une des vidéos.

      1. J’ai trouvé des vêtements anti-coupure sur kamouflages, pour les tissus brut malheureusement en tant que particulier, cela semble compliqué.

  11. Enfin !! 30 ans que je m’intéresse aux arts martiaux, 20 ans de police dans les pattes, Enfin je lis un mec qui a tout compris ! merci pour cet excellent article !

  12. Instructif ou édifiant selon la vision des choses…il était grand temps de démythifier certaines choses telles que les vendeurs de rêves (les écoles d’arts martiaux, perso j’ai fait judo et kick boxing, le premier était trop codifié pour servir à quoi que ce soit au quotidien et l’autre recourant beaucoup à la distance et des techniques inapplicables dans la rue). Perso, quitte à cramer 150 à 200 balles (le prix d’une année de sport) je préfère tenter la lacrymo et la matraque télescopique (avec les emmerdes liées à la maréchaussée qui est parfois conciliante sur le sujet ou le risque que mon agresseur retourne l’objet contre moi) en respectant cette règle vitale de mise à distance de l’ennemi potentiel. Je songe également au shocker censé calmer toute vélléité (à condition de le dégainer pile poil j’en conviens) et à l’alarme personnelle, que pensez-vous de ces “engins” ? des gadgets ? J’ai surtout retenu une leçon incontournable, l’observation…de là à dire que ça pourrait épargner un tas de galères, rien n’est moins sûr d’autant que désormais la racaille chasse en meute de façon privilégiée et là il n’y a guère d’options…Je peste contre ce concept de soumission mais cela reste le meilleur choix si comme moi on n’est pas un sprinteur et que l’on tient à ses proches.

    1. Hello,
      Une alarme, pourquoi pas, ça peut marcher… cela dit je ne connais pas, faut voir si ça fait vraiment du bruit.
      La lacrymo reste une valeur sûre SI utilisée avec le bon timing (sabre defense).
      +1 avec l’observation et ravaler sa fierté.

  13. ha c’est tellement vrai … a diffuser sans modération
    j’ai essayé d’enseigner se principe CS un couteau … je me suis resigner a ne plus enseigner
    beaucoup de gens ne vivent pas dans le réelle
    je suis pas un ancien truc ou bidule … du coup je ne suis pas crédible; malgré 12 ans de terrain en secu privé … oups pardon la réalité du terrain
    5 années à former des agents de sécu; et lors des mise en situation beaucoup me regardaient comme un OVNI
    Donc merci à l’equipe de M.R. pour ces réalité
    continuez ( quelque soit le sujet )
    😉

      1. En conclusion si j’ai bien compris l’article, si il faut faire un ordre de priorité des différents arts à pratiquer.
        1) commencer un art martial où on utilise des armes style bâton ou autre pour mieux gérer la distance face à un couteau.
        2) un style de boxe plutôt anglaise pour éviter de se faire agripper la jambe et de tomber ? Ou plutôt de grappling ? Car d’après les statistiques, 85% des combats de rue se termine au sol.
        N’est il pas préférable de pratiquer un art de grappling plutôt que 1 art de frappe ?

        1. Perso j’aime bien le 80/20
          Donc, un sport de frappe à 80% (anglaise, thaï, française, etc.)
          et un peu de lutte (JJB, Judo, etc.) à 20% de façon à ne pas être nul dans ce domaine
          Comment choisir ? Prendre ce qu’il y a de disponible dans SA ville (inutile de rêver au truc parfait si ya rien dans son coin)
          Régulièrement chez soi : un peu de bâton et objets usuels + de la frappe au sac/BOB

  14. Salut,
    Je pratique le JJB depuis 11 ans et aussi le MMA depuis 4 ans. J’ai essayé également le krav, mais je n’ai pas adhéré. Pour moi, seuls les sports de combat sont efficaces (relativement) car on porte et on donne des coups pour de vrai.
    Cet article est le plus complet et le plus réaliste que j’ai pu voir, je n’imagine pas le temps que ça a pris pour le faire.
    Ça mériterait d’en faire un petit livre aussi merci de le publier gratuitement car ça devient rare de nos jours. Même protegor et les autres “experts” ne sont pas à ce niveau de pertinence.
    J’ai vraiment bien aimé :
    – la technique générique n’existe pas
    – attaquer et déchiquetter les yeux
    – 10 techniques et quelques principes
    – s’enfuir ça ne marche pas tout le temps
    – la vie est injuste et ont fini par crever (lol)
    Merci encore pour ce travail énorme !
    Un abonné de plus à votre newsletter

  15. C’est de très loin l’article le plus complet et plus réaliste avec la self defense contre couteau.
    C’est long mais à la fin, on a tout bien intégré.
    Conclusion perso : arrêter de perdre mon temps en salle avec des techniques et situations inréalistes !
    Un grand merci.
    Sinon, une question : pourquoi ne parlez vous pas du combat couteau VS couteau comme beaucoup d’autres experts de self defense et combat au couteau ?

  16. Hello à tous
    Bravo pour cet article qui dit “Enfin” les choses telles qu’elle le sont.
    Étant moi même un “petit” prof de Krav Maga je retrouve dans cet article tout ce que je dit à mes pratiquants en commençant par la phrase choc : ” Au mieux on n’a que 7% environ de chances de survie face à un agresseur à l’arme blanche qui est déterminé, quel que soit son niveau d’entrainement”
    Bien sûr pour la plupart des personnes le mode d’apprentissage commence par de la répétition codifiée lente et en statique ( pour essayer de capter les réflexes naturels du corps et se mettre autant que possible en sécurité en privilégiant les sorties d’axe).
    Mais lors de mes premiers cours j’avais mis en place un petit drill défense couteau avec un adversaire peu coopérant ( moi en l’occurrence ) et bien grosse prise de conscience chez les “anciens” pratiquants gradés qui pensaient gérer parfaitement la défense couteau : ils se sont majoritairement fait latter… car peu l’habitude d’une attaque non codifiée, alternant slashing, changement de mains, et techniques “sales”…. et au final on en revient au plus simple : la fuite si on peut, l’aide d’un objet issu de l’environnement ou la tentative de limiter la casse si combat vraiment bien engagé avec avant tout le mental et la recherche d’opportunité de frappes fortes…
    Donc oui je pense que quel que soit l’art martial ou système de défense il faut IMPERATIVEMENT s’entraîner de manière réaliste… ( à l’époque après 16 ans de judo je ne me sentais pas capable de me défendre totalement face une agression on codifiée dans la rue ). Oui cela peut freiner voire rebuter un débutant de se mettre en “situation réelle” mais si on lui explique et qu’il comprend pourquoi il est là, il en prend conscience et l’intégre plus facilement ..

  17. Article intéressant avec du contenu et bien sourcé, légèrement pêle-mêle sur certains points. Néanmoins n’oublions pas que trop d’info tue l’info …
    La notion d’attitude comportementale est intéressante et évidente.

    Pour partager mon point de vue …

    Point A point B le plus court c’est la ligne droite !
    Pour faire simple et efficace :
    1 – Observation / vigilance
    (lecture de son environnement et des comportements)
    2 – Distances
    3 – Sortie d’axe / esquive
    4 – Protection / Opposition (avec ou sans objet)
    5 – Réactivité / mobilisation / explosivité
    (Capacité à savoir mordre, chaque réaction ou frappe ou blocage doivent être une morsure)
    6 – Fuite et mise en sûreté
    7 – Identification et recherche de lésions + soins 1er secours

    On parle bien de PRÉDATION ! Et pas d’autre choses …
    Les enchaînements démontrés dans toutes pratiques sont avant tout éducatif et désamorcé de réelle violence, c’est un simple scénario explicatif.
    Ne pas se méprendre avec LA RÉALITÉ !

    Aguerrissement par le drill des gestes et attitudes de tous les jours, cela doit devenir une deuxième nature …

    Je pourrai citer d’autres points fondamentaux jamais évoqués mais ce n’est pas l’objet de mon message …

    Prenez soin de vos vies.

    W.O

  18. Bravo pour votre article très réaliste qui au final n’est pas très rassurant pour un être lambda éloigné de la violence. Dans le contexte actuel où des déséquilibrés vont peut-être prendre en exemple les récentes attaques, on peut être confronté directement ou témoin. Pour donner une chance à ceux qui seront agressés, peut on envisager d’intervenir avec une bombe au poivre par exemple ?

    1. Oui et non.
      Oui parce que c’est assez efficace selon la situation (sans être magique) et…
      Non parce que c’est interdit par la loi au pays des “droits” de l’homme (garde à vue + casier possible)
      Comme toujours, tout dépend de votre cas perso, des circonstances et de ses choix…

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