Autonomie, résilience, survivalisme, autosuffisance, survie, bushcraft, low-tech, pragmatisme… Tous ces mots reviennent souvent dès qu’on parle de préparation aux crises, de vie plus indépendante ou de solutions concrètes pour mieux traverser les imprévus.
Le problème, c’est que ces notions se mélangent très vite. Certains imaginent le survivaliste perdu au fond des bois avec un couteau entre les dents. D’autres pensent que l’autonomie consiste à vivre coupé du monde. Beaucoup confondent la survie en pleine nature avec le survivalisme, le bushcraft avec l’autosuffisance, ou la résilience avec une simple réserve de conserves.
Chez Mouton Résilient, nous aimons remettre les choses à plat. Avant de parler matériel, panneaux solaires, filtre à eau, réserve alimentaire ou sac d’évacuation, il faut déjà savoir de quoi on parle. Parce qu’un mot mal compris mène souvent à de mauvaises priorités.
Cet article a donc un objectif simple : poser les définitions, expliquer les différences entre les grands concepts et clarifier notre approche du survivalisme pragmatique. Une approche concrète, réaliste, utile au quotidien, loin des clichés habituels et des fantasmes de cinéma.

Pourquoi ces notions se mélangent
aussi facilement
Toutes ces notions tournent autour d’une même idée : reprendre du contrôle sur les besoins essentiels. Boire, manger, se chauffer, cuisiner, s’éclairer, se soigner, conserver ses documents importants, protéger ses proches, etc. Voilà le vrai sujet.
C’est pour cette raison que les frontières semblent parfois floues. Une personne qui stocke de l’eau fait déjà un geste de résilience. Une personne qui récupère l’eau de pluie commence à gagner en autonomie. Une personne qui sait filtrer et rendre cette eau potable ajoute une compétence survivaliste. Une personne qui possède un puits, une pompe manuelle et une organisation complète se rapproche d’un niveau d’autonomie bien plus avancé.
Le même domaine peut donc être abordé sous plusieurs angles. L’eau, par exemple, touche à la résilience, à l’autonomie, au low-tech, au survivalisme et parfois même à l’autosuffisance. Comprendre les mots permet de mieux organiser ses actions, au lieu de partir dans tous les sens.

Les définitions simples à retenir
Avant d’entrer dans le détail, voici une base claire. Ce tableau sert de repère rapide pour comprendre les différences entre les notions principales.
| Concept | Définition simple | Exemple concret |
|---|---|---|
| Résilience | Capacité à encaisser une perturbation et à continuer à fonctionner | Avoir de quoi gérer une coupure d’eau ou de courant pendant plusieurs jours |
| Autonomie | Capacité à couvrir un besoin avec moins de dépendance extérieure | Filtrer son eau, produire une partie de son électricité, cuisiner hors réseau |
| Autosuffisance | Capacité à produire soi-même l’ensemble de ses besoins essentiels | Produire son eau, sa nourriture, son énergie, son bois, ses semences, ses vêtements, etc. |
| Survivalisme | Préparation aux situations dégradées par des compétences, du matériel et des plans B | Réserve alimentaire, trousse de secours, sac d’évacuation, sauvegarde administrative |
| Survie | Art de rester en vie dans une situation critique, souvent en milieu naturel | Se protéger du froid, trouver de l’eau, signaler sa présence, s’orienter |
| Bushcraft | Art de vivre et fabriquer dans la nature avec des outils simples | Feu, abri, travail du bois, objets utiles, techniques traditionnelles |
| Low-tech | Solutions simples, fiables, accessibles et réparables | Fil à linge, poêle à bois, pompe manuelle, outils à main |
| Pragmatisme | Approche centrée sur ce qui fonctionne réellement | Prioriser l’eau, la cuisson et l’éclairage avant le gadget inutile |
Ces définitions donnent une vue d’ensemble. Maintenant, voyons chaque notion plus sérieusement, avec l’angle Mouton Résilient.
Pragmatique : partir du réel
avant de partir en théorie
Le mot pragmatique est central chez Mouton Résilient. Une approche pragmatique part du terrain, du quotidien, du budget, du logement, du niveau de compétence et des risques les plus probables. Elle cherche ce qui fonctionne vraiment, avec les moyens disponibles.
Être pragmatique, c’est regarder sa situation actuelle et se demander : “Qu’est-ce que je peux améliorer maintenant ?” Peut-être une réserve d’eau. Peut-être un filtre. Peut-être une lampe fiable. Peut-être une vraie trousse de secours. Peut-être une sauvegarde administrative propre. Rien de spectaculaire, mais du concret.
Le pragmatisme évite les postures. Il préfère l’efficacité au folklore. Il pousse à choisir des solutions utiles dans la vraie vie, même imparfaites, plutôt que d’attendre un grand projet idéal qui restera dans un coin de la tête pendant des années.
Dans notre univers, pragmatique veut dire : simple, robuste, utile, vérifiable, proportionné. En gros, du bon sens appliqué aux besoins essentiels.
Survivalisme pragmatique : l’approche Mouton Résilient
Le survivalisme pragmatique, c’est notre façon de faire. Il consiste à préparer les situations dégradées probables, à renforcer son foyer, à développer des compétences utiles et à créer des plans B réalistes. L’idée centrale est de moins subir quand les réseaux habituels ralentissent, dysfonctionnent ou s’arrêtent temporairement.
Dans cette approche, on commence par les bases : l’eau, la nourriture, l’énergie, les premiers secours, les documents importants, la sécurité du domicile, la capacité à évacuer et les compétences pratiques. Le reste vient ensuite. Il y a toujours moyen d’aller plus loin, mais la préparation sérieuse commence par ce qui sert vraiment.
Le survivalisme pragmatique se distingue du survivalisme fantasmé. Ici, l’objectif consiste à mieux vivre au quotidien et à mieux traverser les moments compliqués. Une réserve alimentaire bien pensée sert pendant une semaine chargée, une pénurie temporaire ou une période financière tendue. Un filtre à eau par gravité sert à améliorer l’eau du robinet et à gagner en autonomie. Une sauvegarde administrative sert lors d’une évacuation, d’un sinistre ou d’une démarche urgente. Un bon équipement doit servir avant, pendant et après la crise.

Les compétences avant l’accumulation
Le matériel compte, bien sûr. Mais le matériel sans compétence, c’est souvent du poids mort. Acheter une cuve, un filtre, un panneau solaire, un extincteur ou un sac d’évacuation, c’est bien. Savoir s’en servir, l’entretenir, l’adapter et l’expliquer à ses proches, c’est déjà autre chose.
C’est pour ça que Mouton Résilient insiste autant sur le faire soi-même. Monter une petite installation, organiser son stock, apprendre à filtrer de l’eau, couper l’arrivée d’eau ou utiliser un extincteur donne bien plus qu’un simple objet. Cela donne de la maîtrise. Et dans une situation dégradée, la maîtrise vaut cher.
Le quotidien comme premier terrain d’entraînement
La bonne préparation commence chez soi, dans la cuisine, la cave, la voiture, les placards, l’atelier ou le sac que l’on prend tous les jours. C’est là que se construit la vraie résilience.
Une lampe accessible, un stock alimentaire tournant, un bidon d’eau propre, un moyen de cuisson hors réseau, une trousse de secours sérieuse, quelques outils à main, des documents sauvegardés, etc. Voilà le genre de choses qui changent réellement la donne. Rien de glamour, mais du solide.
Résilience : encaisser, s’adapter et continuer à fonctionner
La résilience désigne la capacité à absorber une perturbation, à s’adapter et à continuer à fonctionner. On peut parler de résilience pour une personne, une famille, une ville, une entreprise ou un pays. Ici, ce qui nous intéresse surtout, c’est la résilience du foyer et du citoyen.
Un foyer résilient traverse mieux les imprévus parce qu’il possède plusieurs options. Si l’eau du robinet pose problème, il a une réserve et une solution de filtration. Si le courant saute, il a de quoi s’éclairer et recharger un téléphone. Si une évacuation devient nécessaire, les papiers importants sont regroupés et un sac est prêt à partir. Même situation de départ, niveau de stress complètement différent.
La résilience, c’est l’art de se sortir d’une situation puante avec moins de casse. C’est très concret. Il s’agit de transformer une rupture brutale en problème gérable. Vous gagnez du temps, du calme, de la lucidité et des options. Et souvent, ce sont ces options qui font toute la différence.
Chez Mouton Résilient, la résilience citoyenne repose sur une idée simple : préparer son foyer, apprendre des compétences et s’équiper intelligemment redonne une vraie capacité d’action.
Autonomie : réduire sa dépendance aux réseaux

L’autonomie consiste à couvrir un besoin avec moins de dépendance extérieure. On peut être autonome dans un domaine précis et très dépendant dans un autre. Une famille peut avoir une excellente autonomie en chauffage grâce à un poêle à bois, tout en restant fragile sur l’eau ou l’alimentation. Une autre peut produire une partie de son électricité, mais dépendre entièrement du supermarché pour manger.
C’est pour ça qu’il vaut mieux parler d’autonomies au pluriel. Autonomie en eau, autonomie alimentaire, autonomie énergétique, autonomie en chauffage, autonomie en cuisson, autonomie administrative, autonomie financière… chaque domaine se travaille à son rythme.
L’autonomie fonctionne par niveaux. Avoir quelques packs d’eau d’avance apporte un premier niveau. Avoir des jerricans alimentaires, une récupération d’eau de pluie et un filtre adapté apporte beaucoup plus. Avoir un puits ou une source accessible, avec une solution de pompage pertinente, pousse encore plus loin. Même logique pour la nourriture : quelques jours de réserve, puis un vrai stock alimentaire, puis un potager, puis des conserves maison, puis un réseau local, etc.
L’autonomie consiste donc à reprendre la main, petit à petit, sur ce qui compte. Elle peut passer par la production, mais aussi par la réparation, le stockage, le réseau local, la débrouille et les compétences.
Autosuffisance : le niveau XXL de l’autonomie
L’autosuffisance signifie couvrir soi-même l’ensemble de ses besoins essentiels. C’est l’idée de produire son eau, sa nourriture, son énergie, son chauffage, ses semences, une partie de ses outils, ses réparations, parfois même ses revenus. Sur le papier, ça fait rêver. Dans la réalité, c’est une masse de travail énorme.

L’autosuffisance demande du terrain, du temps, des compétences, une organisation solide, une bonne condition physique et une grande capacité d’entretien. Produire des légumes, c’est une chose. Produire assez pour nourrir une famille, conserver les récoltes, renouveler les semences, nourrir les animaux, entretenir les outils et recommencer l’année suivante, c’est une autre paire de manches.
Pour la majorité des gens, l’objectif le plus intelligent consiste à tendre vers plus d’autonomie dans les domaines essentiels. L’autosuffisance complète reste un horizon. L’autonomie progressive, elle, se construit tout de suite.
C’est une distinction importante. Vouloir être autosuffisant du jour au lendemain décourage vite. Gagner 10 %, 20 %, 30 % d’autonomie sur l’eau, la nourriture, l’énergie ou les compétences, c’est déjà très concret.
Survivalisme : anticiper les situations dégradées
Le survivalisme désigne l’ensemble des démarches qui permettent de se préparer aux situations dégradées. Il peut englober les réserves, l’équipement, les compétences, les plans d’urgence, la sécurité du domicile, l’évacuation, la communication, la santé, l’eau, l’alimentation, l’énergie et le réseau local.
Ce mot traîne beaucoup de clichés. Certains entendent “survivaliste” et imaginent aussitôt un type en treillis planqué dans un bunker avec trois palettes de boîtes de conserve. Mouais. Comme dans tous les milieux, il existe des caricatures. Mais réduire le survivalisme à ça, c’est passer à côté du sujet.
Dans la vraie vie, le survivalisme sérieux ressemble beaucoup plus à un foyer qui a de l’eau, une réserve de nourriture, un moyen de cuisson, une lampe frontale fiable, une trousse de secours, des documents sauvegardés, un extincteur, un peu d’outillage, quelques compétences et une stratégie familiale simple. C’est moins vendeur pour un reportage sensationnaliste, mais c’est infiniment plus utile.
Pour bien débuter, notre guide Débuter en survivalisme complète parfaitement celui-ci. Celui que vous êtes en train de lire sert à comprendre les mots. Le guide sert à poser les premières actions.
Survie : rester en vie dans une situation critique
La survie, au sens strict, c’est l’art de rester en vie dans une situation critique. On pense souvent à une personne perdue en forêt, bloquée en montagne, isolée après un accident ou contrainte de passer une nuit dehors avec peu de moyens. Les priorités deviennent alors très simples : se protéger du froid ou de la chaleur, trouver ou rendre de l’eau potable, signaler sa présence, s’orienter et revenir en sécurité.
La survie est une vraie discipline. Elle demande des connaissances, de l’humilité et de l’entraînement. Savoir allumer un feu, improviser un abri, lire une carte, gérer une blessure ou trouver de l’eau peut sauver une vie.
Mais la survie nature reste un sujet différent du survivalisme pragmatique. Chez Mouton Résilient, le cœur du sujet reste la résilience du foyer, la survie urbaine, les plans B du quotidien et l’autonomie progressive. En clair, votre problème le plus probable sera souvent dans votre maison, votre voiture, votre quartier ou votre quotidien, bien avant d’être perdu trois jours dans une forêt canadienne.
Bushcraft : l’artisanat des bois et l’école de la débrouille
Le bushcraft est une discipline cousine du survivalisme. On peut le résumer comme l’art de vivre et fabriquer dans la nature avec des outils simples et des ressources locales. C’est le travail du bois, le feu, les abris, les nœuds, la cuisine au feu, les objets utiles, la connaissance des plantes, les techniques anciennes.
Le bushcraft a un énorme intérêt : il réapprend à faire avec ce que l’on a. Une branche bien droite peut devenir un manche. Un quartier de bûche, trois vis et un peu d’idée peuvent devenir un porte-manteau. Un bout de bois peut devenir une cuillère, un tuteur, un coin, une cale ou une réparation temporaire. Là, on retrouve un état d’esprit essentiel : fabriquer, adapter, réparer, remplacer.
C’est exactement pour ça que le bushcraft a sa place dans une culture de l’autonomie. Il développe l’observation, la patience, la précision, la débrouille et la confiance dans ses mains. Faire, c’est apprendre deux fois. Et dans un monde où l’on remplace trop vite au lieu de réparer, cette mentalité vaut de l’or.
Le bushcraft reste cependant un domaine à part entière. Il enrichit le survivalisme, mais il ne le résume pas. On peut être très sérieux en résilience citoyenne sans dormir sous tarp tous les week-ends. Et on peut adorer le bushcraft tout en étant très mal préparé chez soi. Les deux se complètent quand ils sont remis à leur juste place.
Par exemple, remplacer un manche à balais avec une branche d’arbre bien droite, ou comme ici fabriquer très facilement un porte-manteau.
Au lieu de courir à IKEA, une branche, un quartier de bûche fendue et 3 vis vous donnent un porte-manteau qui ne manquera pas de faire son effet.

Low-tech : la simplicité comme outil de résilience
Le low-tech désigne les solutions simples, utiles, fiables, accessibles et réparables. Chez Mouton Résilient, c’est un pilier. Une solution low-tech dépend de peu de choses. Elle se comprend facilement, s’entretient avec des moyens simples et tombe rarement en panne de manière absurde.
Un fil à linge face à un sèche-linge. Une pompe manuelle face à une pompe dépendante du courant. Une chignole face à une perceuse électrique. Un poêle à bois bûche face à un système rempli d’électronique. Un livre papier face à une information accessible uniquement avec batterie, écran, réseau et identifiants. Voilà l’esprit.

Le low-tech n’est pas un refus de la modernité. C’est plutôt une méfiance saine envers la complexité inutile. La technologie rend d’immenses services, bien sûr. Mais quand tout dépend de l’électricité, d’un abonnement, d’une carte électronique ou d’une pièce introuvable, la fragilité augmente. Un objet simple, rustique et réparable garde une valeur énorme.
Pour creuser ce sujet, l’article sur les objets low-tech en cuisine donne une bonne porte d’entrée. La cuisine est souvent le meilleur endroit pour comprendre l’intérêt du low-tech : on y trouve de l’énergie, de l’eau, de la conservation, des outils manuels, des habitudes quotidiennes, etc.
Indépendance : le fil conducteur

L’indépendance traverse toutes ces notions. Elle ne veut pas dire vivre seul, coupé du monde, enfermé dans son coin. Une indépendance intelligente s’appuie aussi sur un réseau local choisi : voisins, famille, maraîcher, artisan, amis, producteurs, entraide, échanges de services. Consommer local, apprendre à réparer, connaître les gens autour de soi et maîtriser quelques compétences pratiques renforcent déjà l’autonomie.
C’est d’ailleurs une nuance importante. Beaucoup de personnes associent autonomie et isolement. En réalité, une autonomie sérieuse s’appuie souvent sur une communauté plus solide. Un voisin avec des compétences, un producteur local fiable, un ami mécanicien, une famille organisée, un réseau de confiance : tout cela renforce votre résilience.
Le but est d’éviter la dépendance totale à des systèmes lointains, opaques et fragiles. Entre l’isolement complet et la dépendance totale, il existe un chemin beaucoup plus intelligent : reprendre la main sur ce qui peut l’être, et construire des liens utiles autour de soi.
Résilience, autonomie, survivalisme : comment tout s’articule

La résilience répond à une question simple : comment mon foyer encaisse-t-il un problème ? L’autonomie demande : quels besoins puis-je couvrir avec moins de dépendance extérieure ? Le survivalisme ajoute : comment anticiper une situation dégradée avec des compétences, du matériel et des plans B ?
Prenons l’eau. Une réserve de quelques jours renforce votre résilience. Une récupération d’eau de pluie augmente votre autonomie. Un filtre à gravité et une méthode de purification entrent dans une démarche survivaliste pragmatique. Une pompe manuelle ou une source fiable pousse la logique low-tech et autonome plus loin. Le même sujet peut donc être lu sous plusieurs angles.
Prenons l’énergie. Une lampe frontale et quelques batteries externes renforcent votre résilience. Une petite installation solaire augmente votre autonomie. Une organisation familiale pour gérer une coupure longue relève du survivalisme pragmatique. Un poêle à bois, des outils manuels et une marmite norvégienne ajoutent une logique low-tech.
C’est exactement comme ça qu’il faut raisonner. Chaque domaine peut être renforcé progressivement. Eau, nourriture, énergie, santé, documents, sécurité, mobilité : on avance étape par étape, selon ses moyens, ses risques et son contexte.
Par où commencer après avoir compris les différences ?
Une fois les mots clarifiés, l’action devient beaucoup plus simple. Inutile de partir dans tous les sens. Commencez par votre foyer actuel et par les besoins qui créent le plus vite une dépendance : eau, nourriture, cuisson, éclairage, premiers secours, documents importants. Avec ça, vous couvrez déjà une grosse partie des imprévus réalistes.
L’eau arrive souvent en premier. Avoir une réserve, des contenants propres et un filtre fiable change beaucoup de choses. Pour aller plus loin sur ce sujet, l’article sur les filtres à eau Pure-Filters et celui sur les tests de filtres à eau permettent d’éviter les croyances faciles et les mauvais choix.
Ensuite, travaillez votre réserve alimentaire avec des produits que vous consommez déjà, puis votre éclairage, votre cuisson hors réseau, votre trousse de secours et vos documents. La différence entre trousse de secours et trauma kit mérite aussi d’être comprise, car les deux répondent à des usages différents. Le sac d’évacuation vient ensuite comme une assurance supplémentaire pour quitter rapidement le domicile si la situation l’exige.
L’idée est de progresser avec méthode. Un geste après l’autre. Une compétence après l’autre. Un point faible après l’autre. C’est moins spectaculaire que les grands discours, mais c’est comme ça qu’un foyer devient vraiment plus solide.
Conclusion : mettre les bons mots sur les bonnes actions

Résilience, autonomie, survivalisme, autosuffisance, survie, bushcraft, low-tech et pragmatisme sont liés, mais ils racontent des choses différentes. La résilience permet d’encaisser. L’autonomie réduit la dépendance. Le survivalisme anticipe les situations dégradées. L’autosuffisance pousse l’autonomie à son niveau le plus exigeant. La survie concerne les situations critiques. Le bushcraft développe les savoir-faire de nature. Le low-tech donne des solutions simples et réparables. Le pragmatisme remet tout ça dans la vraie vie.
Chez Mouton Résilient, notre approche tient en une idée : reprendre le contrôle sur les besoins essentiels avec des solutions concrètes, réalistes et utiles. Pas besoin de fantasmer l’effondrement pour avoir de l’eau d’avance. Pas besoin de vivre au fond des bois pour apprendre à filtrer, réparer, stocker, cuisiner hors réseau ou préparer ses papiers. Pas besoin d’attendre le chaos pour devenir plus solide.
Le survivalisme pragmatique, c’est ça : du bon sens organisé. Une manière de renforcer son foyer, protéger ses proches et avancer avec méthode. Et au fond, c’est peut-être la meilleure définition de la résilience : continuer à agir intelligemment quand les choses se compliquent.


















Très bon article ! Tout à fait d accord avec ceci. Je pratique le minimalisme… décroissance.. récup… résilience.. depuis 60 ans. Étant née dans ce milieu qui voit la fin du mois le 15… mais qui arrive toujours à s en sortir. Imperméable à la publicité.. Je n achete que ce que j ai réellement besoin. Je récup à tout va. Je répare et je transforme. J use jusqu’à la corde. Vaisselle à la main. Lessive à la main. Micro jardin dehors et je me lance dans un potager intérieur. Pour le café une bouilloire et un filtre. Pour me laver une cuvette. Sécher le linge ou les cheveux avec le soleil et le vent. J ai réussi à faire 3 mois sans travailler avec mes réserves pourtant je suis en caravane de 12m2. Et à peu près tout les trucs lowtech. Revenu…9h de ménage par semaine… Revenu unique. Expérience de treck autonome d une semaine… Je peux faire avec un sac à dos.
Bonjour Christiane.
Je te remercie pour ton commentaire que je vois un peu tard malheureusement. Je n’étais pas informé des commentaires, mais le problème informatique est réglé maintenant.
Effectivement, il en faut peut pour être heureux et ton témoignage est un bel exemple de résilience. Bravo !
Débrouillardise, réutilisation, recyclage, réparer soi-même, faire avec peu… des compétences de vie qui se sont perdues au profit de la surconsommation à outrance et du « travailler plus pour dépenser plus ». Qui se soucie encore de vider le tube de dentifrice jusqu’à la moelle en le raclant contre le bord vif du plan de travail, pour ne pas en jeter inutilement… La génération de nos grands-parents possédé encore bon sens dont tu témoignes. Cela a bien changé.
Si de plus en plus de monde ce réveil, le plus dur est de convaincre la nouvelle génération que la vie, ce n’est pas passer son temps sur un écran à regarder des chats qui pètent et des influenceurs aux messages vides.
Bonne continuation.
Mouton Résilient
Excellente introduction au thème qui nous est cher !
C’est quand on prend le temps d’examiner toutes nos dépendances au monde extérieur qu’on réalise la nécessité d’en revenir aux fondamentaux, aux solutions low tech (super exemple la corde à linge), sans aller jusqu’à vivre comme l’Homme de Cro-Magnon (même si je trouve intéressant les compétences de vie primitive).
Réflexions à partager ! :)
Bonjour Loup
Merci de ton commentaire. Suite à un bug informatique, je ne recevais pas les notifications, d’où ma réponse tardive.
Exact ! À partir du moment ou l’on se rend compte que notre dépendance est trop grande, une réflexion s’impose. Ai-je besoins de tout ça réellement ? Suis-je capable de m’en sortir par moi-même durant au moins un certain temps ? Et comme tu le dis, les low-tech font toujours partis de la solution la plus fiable et perenne pour regagner en indépendance.
Bonne journée,
Mouton Résilient
Bonjour,
J’ai beaucoup apprécié la lecture de cette article qui casse un peu les stéréotypes. Je ne suis ni politisé, ni anarchiste, ni un tireur fou. Je suis un simple père de famille nombreuse qui se pose beaucoup de questions sur son avenir, celui de ses enfants, celui de notre pays et notre planète en général.
Les médias vivent dans l’immédiateté et ne voient pas ce qui pourraient arriver en terme de crise économique ou écologique. De plus, ils n’ont aucune notion d’histoire car ces situations de résilience sont déjà arrivées par le passé en France, en Argentine, dans les anciens pays de la yougoslavie et sont en cours dans de nombreux pays d’afrique et d’asie.
Se préparer, ne pas être une victime fait partie de mes leitmotiv depuis peu car c’est une reflexion qui engage soi-même et sa famille. Cette mise en place a duré plusieurs années et maintenant je ne suis plus au niveau victime dans les types d’autonomies, souvent encore minimaliste.
Donc si j’ai un message à faire passer, sortons des clichés et attachons nous à vivre avec respect et clairvoyance. Cela ne nous empêche pas de nous préparer.
Bonjour Thomas,
Merci de ton commentaire. Effectivement, l’avenir ne s’annonce pas glorieux, surtout pour nos enfants.
À partir du moment ou l’on prend conscience que c’est à nous d’agir, à notre échelle et que l’on bascule dans l’univers survivaliste, il y a effectivement du pain sur la planche.
Mais Rome ne s’est pas faite en un jour. Ces changements et ces préparatifs prennent du temps et le tout se fait étape par étape.
Bonne préparation.
Mouton Résilient
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Retour de ping : Stockez du PQ, des pâtes et de la bière, mais surtout du PQ ! - Mouton résilient
Merci pour votre article qui m’est très utile. Je commence à m’intéresser à tous ces sujets et me suis mise en mouvement. J’habite un petit appartement et ne peux pas beaucoup stocker. Je pense être au niveau « solution minimum » dans les catégories. Je ne pense pas pouvoir plus. J’habite en ville dans une ville de 8000 habitants dans le Jura; je pense avoir une autonomie de dix jours; pensez vous que c’est suffisant; étant donné que je ne suis pas dans une zone à grand risque, à part peut-être la neige, merci…. .
Bonjour Sophie,
Merci de votre message. Chouette région ;)
Rassurez-vous, 10 jours, c’est déjà pas mal !
En effet, en appartement, la place de stockage est limitée. Mais il y a toujours des endroits ici et là où il y a de la place.
Quand j’étais étudiant, j’avais fait une pile de seaux avec couvercles derrière une porte, jusqu’au plafond. Ce n’était certes pas très pratique quand il faut « piocher » quelque chose, mais ça faisait un gros volume de stockage très discret. Surtout en climat froid, je mettrais la priorité sur du matériel pour se maintenir au chaud en cas de coupure de courant (couvertures chaudes, bouillotte, chauffage radiant à gaz, etc).
Enfin, assurez-vous de ne pas avoir de point faibles (il faut penser à tout ce que vous consommez : médicaments, croquettes, piles, etc).
Bonne synthèse qui remet certianes choses à leur place.
Pour moi, ceux qui ne sont pas capables d’apporter de la nuance ne valent pas la peine qu’on s’intéresse à eux, ils sont incurables. Par ex, les survivalistes sont des fachos parce qu’ils ont un fusil de chasse. Tous les jours, il y a un gus qui me dit que la résilience, c’est pas ça, mais ceci et c’est pénible à force.
Salut John,
Merci pour ton commentaire.
Ça confirme que chacun s’approprie les mots en fonction de sa sensibilité, voire de son biais idéologique.
Il faut faire avec ;)
Bonjour,
J’ai découvert en bibliothèque « A ouvrir en cas d’apocalypse, petite encyclopédie du savoir minimal pour reconstruire le monde de Lewis Dartnell », un livre que j’ai trouvé intéressant puisqu’il donne accès à des savoirs égarés, comme comment faire son sel ou son sucre ou récupérer la soude pour fabriquer son savon. Il y a peu d’illustrations, le format n’est pas très attractif mais c’est intéressant de mon point de vue.
J’ai moi-même un projet et je suis à l’affût de toutes les ressources pour préparer notre autonomie. J’ai déjà des livres comme l’art de vivre au temps jadis ou l’encyclopédie faites tout vous-même mais il manque selon moi ce type d’informations (faire son sel, etc.).
Si vous avez d’autres références du type encyclopédie du savoir minimal pour reconstruire le monde, je suis intéressée.
Bonjour,
Je ne connais pas cet ouvrage. Intéressant, merci.
Dans la même lignée, je conseille la collection d’encyclopédies « la maison rustique »: beaucoup de solutions du passé.
Et pour le sujet de construction de maison, je recommande « The bare foot architect » ou comment construire une habitation sans passer par les magasins de matériaux de construction.
Bonne lecture
Excellent article et bravo pour tout ce travail offert.
Plein d’idées à piocher.
De mon côtē je récupère l’eau de rincage dela vaisselle à la main pour nettoyer les wc. Economies assurées 😁
Encore merci👍