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Eau potable et survivalisme : 5 points essentiels à connaitre

L'eau, c’est la vie. Dans cet article, nous allons faire le tour de la question de la potabilisation de l’eau, à l'échelle du citoyen. En effet, pour l'écrasante majorité d'entre nous, l'eau sort du robinet quoi qu'il arrive, et c'est génial. Néanmoins, le réseau de distribution d'eau n'est pas infaillible pour autant et nous allons voir ses faiblesses. 

Posséder un filtre à eau à la maison est une solution pertinente que de plus en plus de citoyens prévoyants choisissent. Pourquoi? Faire des économies, ne plus devoir acheter de pack d'eau (et les déchets qui vont avec), mais surtout préserver votre santé et boire une eau saine et de meilleure qualité,

De plus, en cas de coupure du réseau d'eau, ou d'électricité, certains modèles de filtres à eau sont 100% low-tech et continuent de fonctionner de façon autonome. Nous allons donc voir à travers cet article la stratégie survivaliste de résilience hydrique pour potabiliser l'eau chez vous, en toutes circonstances.   

Enfin, comme les solutions commerciales mettent souvent en avant des normes, et que nous ne savons pas vraiment ce qui se cache derrière, nous vous expliqueront ces normes des filtres à eau...


NB : Cet article était précédemment la 1ʳᵉ partie de l'article Filtre Berkey Danger, mais pour faciliter la lecture, nous l'avons décomposé en 2 articles.

L'eau potable coule toute seule au robinet. Les survivalistes mettent en place des solution pour avoir accès à de l'eau potable en toute circonstances, de façon pragmatique, simple et low-tech.

L'eau du robinet


Définition d'une eau potable

Avant de vous parler du filtre à gravité Berkey, commençons du début. Vous le savez, toute eau n’est pas bonne à boire. 

Pour simplifier, il existe deux grandes familles de facteurs pouvant rendre votre eau non potable :

  • Les agents physico-chimiques: nitrate, métaux lourd, pesticides, etc). 
  • Les agents biologiques (virus, bactéries, parasites…)

Rendre une eau potable est donc une eau où ces éléments sont retirés, soit complètement, soit dans des valeurs acceptables pour l'organisme.


Le réseau d’eau courante

En France, sauf incident temporaire, l’eau du réseau de distribution est potabilisée. Pour s’assurer que tout cela est constamment bon, des analyses sont faites régulièrement par les compagnies de distribution de l’eau afin d’adapter les traitements, et dans le pire des cas, prévenir la population de ne plus consommer l’eau courante.

C’est le grand luxe parce qu’en plus de la boire ou cuire les pâtes, on utilise également cette même eau pour se doucher, pour laver le linge et même pour évacuer nos excréments…

Pour ces quelques exemples, une eau non potable ferait tout aussi bien l’affaire.

Cela n’est pas fait pour des raisons purement économiques : Créer et entretenir un second réseau d’eau pour un produit à moindre valeur financière (car non potable), depuis les lieux de captages jusqu’à votre robinet, représente un coût énorme et peu de gains.

Même si on l'oublie souvent, il est nécessaire de rappeler que l’eau du robinet est un luxe inestimable, que nos ancêtres ont toujours convoités. 

Faire des centaines de mètres avec des seaux d'eau ne fait rêver que ceux qui ne l'ont jamais fait dans la réalité, des mois ou des années.

Donc rien à voir avec de la bienpensance des réseaux sociaux.

Mais alors diable, pourquoi dédier un article sur la filtration de l’eau pendant que ce qui sort du réseau est déjà potable et à un prix imbattable ? 

Eh bien, comme toutes choses sur ce monde, la médaille a son revers. 


Avantage et inconvénients de l’eau du réseau

Comme toujours, rien n'est tout blanc ou tout noir, il y a des points positifs et d'autres moins sympa. Faisons le point rapidement.


Ce qui fait la force de cette eau : c’est le réseau

Traiter de grandes quantités d’eau permet de mutualiser et optimiser les coûts (analyse, inspection des réseaux, traitement), de permettre d’acheminer l’eau partout en mutualisant les engins de chantiers qui creusent les tranchées, forent, de payer des spécialistes qui savent où la trouver, comment l’exploiter et qui garantissent sa qualité.

Bref, une belle machine bien rodée et performante.


Quant à la faiblesse de l’eau courante : C’est le réseau

« Quoi, mais vous aviez dit que c’était son point fort ? » Effectivement, mais sa plus grande force est aussi sa plus grande faiblesse. On dit que ce système est une belle machine. Eh bien, comme toute machine, il faut l’entretenir. 

Or ces réseaux sont enterrés, soumis à la charge du sol, à l’humidité, aux mouvements de sol, aux vibrations dû à la circulation, à l’érosion de l’eau qui s’écoule à l’intérieur.

Bref, ils n’ont pas la vie facile, et comme tout cela est sous-terrain, il n’est pas aisé non plus de les inspecter et de les entretenir. 

Comme tout ce qui est technique, cela implique un prix important et beaucoup d’énergies.

Et quand bien même ce réseau est bichonné, il ne peut pas avoir une vie éternelle, il arrive un moment où il faut le régénérer, car il est trop vieux/obsolète. C'est-à-dire en gros, enlever les vieux tuyaux et en mettre des neufs. 

Lorsqu'on a les moyens (économie florissante), l’énergie (du pétrole à volonté), et les compétences (des techniciens formés), pas de problème.

Mais vous l’avez compris, les points cités ne sont pas garantis à vie, et lorsqu’ils commencent à s’affaiblir, le réseau, comme le reste, perd de sa splendeur. Il est moins entretenu, moins suivi et les conséquences se font vite ressentir. 

Ajoutez à cela des gens peu scrupuleux qui rognent sur des contrôles ainsi que le personnel qualifié, pour assurer les dividendes des actionnaires, vous comprenez que rien n’est garanti éternellement.


Le réseau d’eau est-il SANS FAILLE ?

On vient de le voir, un réseau qui marche, c’est très bien, mais il n’est pas à l’abri de la ruine non plus. Et il se peut aussi qu’il soit hors service par moment pour diverses raisons :

  • Panne des pompes (Dépendantes de l'électricité)
  • Pollution temporaire
  • Fuite importante
  • Catastrophe naturelle (glissement de terrain, inondation…)
  • Non réparation sur des branches desservant des habitations isolées
  • Etc.

La conclusion est qu’il est prudent de ne pas tout miser aveuglément sur le réseau d’eau publique.


Les débats sur l’eau du robinet en consommation

Le discours public le plus largement accepté est que l’eau est parfaitement potable. 

Et effectivement, si on regarde statistiquement le nombre de personnes qui consomment cette eau et se portent bien, on peut lui faire confiance, surtout lorsqu’on la compare à celle d’autres endroits au monde.

Néanmoins, par principe de précaution, nous citons les reproches de certains à notre eau courante. Présence d’aluminiums (risque d’Alzheimer ?), de nitrates (attention aux nourrissons), de molécules chimiques comme les pesticides ou des traces médicamenteuses ou encore du radon (gaz radioactif).

Aussi, comme le souligne très bien Pierre "L'écoleau" dans l'extrait vidéo en bas de page (vous pourrez le visionner ensuite) il faut faire la distinction entre la définition réglementaire (les normes) de l’eau et sa définition sanitaire (la santé).


se poser des questions est important

Par exemple, à une époque, la valeur maximale de nitrate autorisé dans l’eau potable était de 10 mg.

C’est passé ensuite à 25 mg. Aujourd’hui c’est 50 mg de nitrate qui peuvent être présent dans l’eau…

Ce seul exemple suffit à se poser des questions.

La réglementation de l'eau va-t-elle dans le sens de la santé publique ?

Il semblerait que, par la force des choses, les autorités soient obligées d’augmenter les valeurs pour continuer d’assurer une eau qui soit réglementairement définie comme potable.  

Même si la présence de ses substances est minime, il est légitime de craindre de les consommer.

- Est-ce normal d'avoir ces substances dans l'eau que l'on consomme tous les jours ? 

- Faut-il le négliger ? 

- L'eau est-elle plus polluée que l’air que nous respirons ? 

Ces réponses appartiennent à chacun.

Le choix (et le conseil) de Mouton-Résilient ? L'utilisation quotidienne d'un purificateur Berkey avec des filtres au charbon actif afin d'améliorer nettement la qualité de l'eau que l'on consomme.

Nous allons parler en détail de ce système, plus bas dans cet article.




L'importance de l'eau potable


Notre corps est composé à 65% d’eau, c’est donc le composant principal de notre organisme. Il faut savoir que l’eau n’a pas uniquement un rôle de structure, c’est-à-dire qu’elle ne se contente pas de remplir nos cellules pour leur donner de la consistance. Elle joue un rôle essentiel sur tout ! Ne serait ce que sur les deux moyens de communication interne de notre corps : 

  • Chimique (les hormones) : Moins/trop d’eau change la concentration en hormones : L’interprétation par nos organes est donc faussée.
  • Électrique (les messages du système nerveux) : C’est grâce à la conductivité de l’eau que l’influx électrique se transmet. 80% de notre cerveau est d’ailleurs composé d’eau.


Et bien sûr l’eau permet de nettoyer notre corps via les urines, à hydrater nos intestins (sinon c’est la constipation), à la thermorégulation (transpiration)...

Je ne vais pas énumérer toutes ses fonctions, sachez juste qu’elle intervient dans chaque organe, dans chaque processus physiologique.

Retenez que le simple fait d’avoir soif et déjà signe de déshydratation.

Quelques chiffre sur l'aspect vital de l'eau


La conclusion de tout cela est que l’eau est un élément essentiel avec lequel on ne rigole pas. Boire est vital. Boire une eau potable qui évite d’aggraver votre déshydratation est essentiel.



En cas de coupure d'eau


logo signalétique coupure d'eau

La coupure d’eau, c’est le moyen d’étudier les alternatives temporaires pour obtenir de l’eau potable. La suite de cet article étudiera donc les moyens d'y parvenir.


On a souvent à l'esprit une coupure de quelques heures pour des travaux, mais parfois cela peut être beaucoup plus long, notamment en cas de sinistre.

Soyons clair ! Vous ne pouvez pas vous reposer à 100% sur l'eau du robinet.

De nos jours, pour une poignée d’euros, vous ressortez du supermarché avec votre coffre rempli de packs d’eau. C’est la solution la plus simple et rapide pour se constituer un stock d'urgence sous le coude.

Ce stock d'eau en bouteille est indispensable. Si demain plus rien ne coule au robinet, il vous faut un plan B le temps que la situation se rétablisse.

Prenez l’exemple récent de la crue de la Vésubie (oct 2020). Nous nous retrouvons dans un cas où non seulement le réseau d'eau est HS (hors service) mais en plus l'approvisionnement est complexe et souvent tardif (livraison de packs d'eau, mise en place de citernes pour les habitants). Manquer d’eau potable au cours d'une crue est un comble, mais c'est un classique.

En dehors de cela, nous vivons dans une région du monde où l’eau n’est pas si rare. Mais l’eau potable est beaucoup plus rare. Vous l’aurez compris, l’alternative va consister à rendre l’eau potable, sans risquer de trouble ensuite.


Stériliser l’eau

Comme nous l’avons vu au début de cet article, il existe deux familles d’indésirables dans l’eau : La pollution chimique et la pollution biologique (virus, parasites, bactéries, etc). 

La bonne nouvelle, c’est que pour cette dernière catégorie, on peut facilement s’en charger : Faire bouillir l’eau une poignée de minutes permet de tuer tous les microorganismes, autrement-dit, on la stérilise.

Mais attention, la vie est tenace, au bout de quelques heures, votre eau stérile sera redevenue un vrai bouillon de culture : Microbes et bactéries, sont partout : sur les objets, dans l’air, sur vos mains…

Dans une eau vierge, sans concurrence, c’est une aubaine pour la première bactérie qui colonisera facilement ce milieu. Après tout, l'eau est le berceau de la vie !

D’autres méthodes plus technologiques existent : Traitement chimique de l’eau (pastilles de Micropur, chlore) ou stérilisation par ultraviolets par exemple.


Filtrer l’eau 

Quand bien même nous savons stériliser l’eau, vous vous doutez qu’il ne suffit pas de mettre à bouillir la première flaque que vous trouver pour la consommer sans risque : Celle-ci sera toujours souillée de terre, ou d’huile ayant fuité d’un moteur… bref, il reste des éléments dans cette eau, des minéraux en l’occurrence, qui la rend impropre à la consommation. 

En fait, que ce soit des grains de terre ou des particules huileuses, ce sont en fait toutes les deux des particules solides, plus ou moins grosses. Pour s’en débarrasser, la méthode la plus efficace est la filtration.

On peut comparer cela à tamiser l’eau pour en retenir les éléments les plus grossiers. Bien sûr, ici, nous parlons de mailles extrêmement fines et cela fait aussi intervenir d’autres principes physiques.


boire une eau non stérilisée et non filtrée

Il existe des endroits dans le monde où l’eau de consommation n’est pas aussi bichonné que chez nous, où les gens boivent une eau jaunâtre, et pourtant ils vivent. Le corps humain est un superbe purificateur d’eau capable de retenir l’eau et de se débarrasser des toxines.

Cependant, si notre corps les absorbe en trop grand nombre, il n’arrive plus à les éliminer. Donc pouvons-nous tous consommer une eau non purifiée ? C’est possible.

Néanmoins, il y a de sérieux contre-arguments.


C'est très risqué

Tout d’abord, c’est risqué : tomber malade, particulièrement avec les diarrhées. Cette idée ne nous inquiète plus et se rappelle à nous comme quelque chose de dérangeant, mais pas si grave. C’est une erreur.

On boit pour s’hydrater, la diarrhée vous déshydrate. Imaginez-vous l’avoir plusieurs jours de suite, et cela, à répétition parce que votre eau souillée vous la redonne régulièrement. Ce genre de maladie est à l’origine de 4% des décès dans le monde. Les pays en voie de développement sont les plus touchés (entre 8 et 9% des décés), mais ils ne sont pas les seuls.


Nous sommes inégaux avec la génétique

Le second contre-argument à boire une eau impropre dépend de votre immunité. En effet, une immunité forte vous mettra plus à l’abri des micro-organismes dangereux. Évidemment, les personnes âgées, les nourrissons et toute personne affaiblie par d'autres pathologies seront beaucoup plus sensibles. 

Ajoutons à cela un problème de riches : Pour nous qui vivons dans des pays où l’eau est traitée, notre corps n'a pas été confronté à ces micros organismes en si grand nombre et notre immunité face à eux est très mauvaise.

Se soigner demandera certainement des traitements médicaux (antibiotique, etc.), et dans les cas les plus graves, une hospitalisation. On a vu, pendant la crise du COVID, que ce n'est pas toujours un acquis... Les formes les plus sévères sont des maladies comme la dysenterie, le choléra, mais l’eau peut aussi en apporter beaucoup d’autres épidémies comme la fièvre typhoïde par exemple.

Pour que vraiment vous ne sous-estimiez pas ces pathologies, sachez qu'en plus c'est contagieux, car les selles sont remplies des bactéries causant la maladie.

Une hygiène rigoureuse s'impose (Mains, WC, etc.)


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L'univers des filtres à eau


Au fil du temps, l’homme a redoublé d’imagination pour rendre consommable cette ressource qui lui est indispensable. Il a testé, fait de bonnes découvertes, d’autres inutiles, il a amélioré ses idées et l’évolution des technologies a ouvert de nouvelles voies. Faisons un petit tour d’horizon des principales technologies actuelles :


Les carafes filtrantes (type Brita)

L’idée est séduisante, mais malheureusement peu efficace, si ce n’est sur le chlore et le goût de l’eau. Aucune filtration sur les bactéries, les métaux lourds. Retenez qu’il s’agit d’une amélioration de la qualité organoleptique (gout/odeur/consistance des aliments) d’une eau déjà potable à la base.


Les filtres à sédiments

Ces filtres retiennent bien les grosses particules. Pas suffisant pour rendre une eau potable, ils voient surtout un intérêt en tant que préfiltre pour éviter de colmater trop rapidement les filtres les plus performants (qui filtrent les plus petites particules) et souvent les plus chers.


Charbon actif Binchotan

Il s'agit d'un véritable morceau de charbon actif  (cf. paragraphe suivant), mais obtenu de manière traditionnelle : Une bonne essence de bois dense, chauffé à très haute température de nombreuses heures dans un four hermétique.

Ce charbon actif est efficace, les polluants se fixent bien dessus, seulement il est simplement immergé dans l'eau à purifier, ce n'est pas un passage obligatoire comme c'est le cas pour un filtre.

Très tendance, ce filtre n'a pas de certification d'efficacité ou de fabrication et il est soumis à de nombreuses copies douteuses (vulgaire morceau de bois carbonisé, y compris dans de grandes enseignes).


Les filtres à céramiques et à charbons actifs

Avec ces technologies, le niveau de filtration est excellent. Le charbon actif permet aussi de fixer les résidus de pesticides, de médicaments, de métaux lourds et de polluant organiques.

Quant à la céramique, elle retient les éléments chimiques plus fins et même certaines bactéries (jusqu’à 0,2 micron). Ces 2 types de filtres sont parfois vendus sous forme d’une cartouche qui combine les deux.


La distillation

La distillation consiste à faire chauffer l’eau jusqu’à ébullition. Les éléments dissouts restent dans le récipient alors que l’eau se transforme en vapeur.

On récupère ensuite les vapeurs que l’on refroidi, l’eau obtenue est ainsi distillée, c’est-à-dire que l’on a uniquement de l’eau. Ce procédé a l’avantage de tuer également bon nombre de micro-organismes.


Les filtres à osmose inversée

Ici, nous parlons du filtre le plus performent qui filtre tous les polluants et même la majorité des sels minéraux (il faut alors déminéraliser l'eau ensuite). Le principe est de mettre l’eau en pression contre une membrane spécifique dont seule les molécules d’eau peuvent passer.

La membrane étant fragile et onéreuse, il convient de préfiltrer avec soin l’eau qu’elle doit filtrer afin d’enlever les éléments grossiers et le chlore qui désagrège la membrane.


Le choix de Mouton-résilient

Vous l’aurez deviné, les carafes filtrantes ne présentent aucun intérêt pour notre usage. Les filtres à sédiments sont juste des préfiltres, ce qui peut être utile, mais nous, nous voulons un « vrai » filtre.

Quant au filtre à osmose inversée, bien qu’il soit le meilleur, il a le gros inconvénient de ne pas être assez rustique : Il nécessite une véritable machinerie (problème des pannes de courant) et de nombreux composants (notamment préfiltres) pour être résilient.

Notre choix se porte donc sur les filtres à charbon actif/céramique, et en particulier le filtre Berkey. Nous vous expliquons pourquoi dans l'article Filtre Berkey Danger, mais avant cela, je vous invite vivement à lire cette fin d'article sur les normes.


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L'eau est fondamentale pour votre santé immédiate et encore plus en cas de situation de crise. Un bon filtre à gravité est un excellent point de départ, très simple d'emploi et hyper résilient.

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Les normes


Dès que vous surfez un peu sur les pages des filtres, vous remarque que le marques utilisent des normes pour vanter la légitimité de leurs produits.

Certes c'est utile, sauf, que nous ne savons pas ce que représente ces normes. Petit tour de sur les principales normes, vous verrez, cela vous sera utile pour comprendre certains articles, et les pièges des discours commerciaux.


Les 5 principales normes qui encadrent les filtres et les Purificateurs

Les normes sont issues d’une organisation Américaine NSF (National Sanitation Foundation) . Chaque pays a ses normes (ex du WQIA en Inde , AESEQ au Quebec), mais la NSF est reconnue au niveau international, et de toute façon, toutes les normes sont à peu près alignées.

Il existe donc des normes que doivent passer les filtres pour déterminer si l’eau est potable. Voici de ce fait ci-dessous la liste des principales normes NSF. Vous aurez plus de détails dessus en cliquant sur sa ligne :


Standard NSF/ANSI 42

Elle mesure le côté esthétique de l’eau. Pour faire simple, des particules flottantes et le gout du chlore. Là, on parle des carafes de type Brita.


Standard NSF/ANSI 53

Ce standard mesure la qualité de l’eau par rapport à la santé. Il s’agit de divers polluants chimiques et physiques : Plomb, mercure, benzène, radon, etc, une grosse trentaine de substances au total, dont des protozoaires (parasite unicellulaire).
La majorité des vendeurs de berkey annoncent qu’un filtre doit filtrer 99,99% des bactéries, cela est sans doute un raccourci pour être compris facilement, mais ce n'est pas exact.


Standard NSF/ANSI 55

Ce standard s’intéresse lui aux bactéries et virus, mais uniquement pour la stérilisation par rayons ultraviolets.


protocole NSF/P231

Il établit les exigences minimales pour les caractéristiques de santé et d'hygiène des purificateurs d'eau microbiologiques. Les exigences sont basées sur les recommandations du rapport du groupe de travail de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis.


protocole NSF/P473

Ce protocole évalue les petits purificateurs d'eau individuels pour déterminer leur efficacité à fournir une purification microbiologique à l'eau de toute source d'eau douce. Mais sans vérifier les contaminations chimiques.


Petits rappels sur le fonctionnement des normes

Il y a des trucs à savoir avec les normes. Voyons cela ensemble.


Une démarche officielle

Une norme est évidement cadrée sur l'ensemble du processus de validation : Elle détermine pour divers polluants, le taux initial de polluants dans le liquide avant filtration, puis on mesure ce qu’il reste après filtration. Il y a un seuil à respecter pour chaque polluant.

Si tous les tests sont validés, la norme est validée. C’est un peu comme votre prise de sang : On compare des taux à des normes, si tout est OK, alors vous êtes en bonne santé.

Mais comme dans une prise de sang standard, les normes ne mesurent pas tout et sont des valeurs acceptables, mais bien entendu, on pourrait être plus exigeant.

Attention, beaucoup de fabricants détournent le vocabulaire des normes : Seul le mot « certifié » vous garanti que le produit répond aux normes.

Donc toutes les appellations du type « testé selon la norme xxx » ne veulent rien dire du tout : cela veut dire qu’ils ont subi, mais les tests, mais on ne sait pas si c’est concluant ou pas ! C’est vicieux, bienvenu dans le monde de la désinformation…

Rappelons aussi que les normes sont bâties autour d’un consensus entre des avis d’experts (sur la santé en l’occurrence) et les produits que les fabricants proposent.

Le but est de déterminer un seuil de qualité pour aider le client à choisir.

Le but n’étant pas de créer des normes inatteignables. Elles s’alignent fréquemment sur une moyenne de ce que propose le marché. Les gros fabricants participent à son élaboration.


Être certifié n'est pas gratuit

Une norme possède aussi un modèle économique : l’organisme investit pour la fabriquer et ensuite fait payer les industriels sur les produits qu’ils souhaitent certifier. Et pour conserver cette certification, il faut payer des audits tous les ans qui consistent à vérifier les lieux de fabrication ou les produits eux-mêmes.

En contrepartie, la certification permet à l’industriel de s’ouvrir des marchés. Bref, c’est aussi un business aussi bien pour l’industriel que pour l’organisme certifiant. Évidement le test officiel est plus cher qu’un labo indépendant, mais c’est aussi pour assurer des tests de qualités.

Pour en revenir sur notre Berkey, il y a un autre paramètre qui coûte cher : Plus on cherche des traces infimes, plus le test est complexe, long et donc coûteux. C’est pour cela que selon les tests, vous voyez souvent des résultats comme 99,99% ou 99,9999%, rien que des 9.

En effet, vous ne verrez jamais 100% (la perfection n’est pas de ce monde, garantir le 100% et utopique), et le nombre de 9 dépend de la finesse du test effectué. On parle de « log » :

  • un test de log 2 vous donnera un niveau de filtration entre 0 et 99%,
  • un test de log 3 entre 0 et 99,9%,
  • un test de log 4 entre 0 et 99,99%,
  • Etc...

Un résultat à 99,90% signifie donc qu’on laisse passer 10 fois plus de bactéries qu’à 99,99%. On pourrait donc tout mesurer avec la plus grande finesse, mais le prix ne serait pas du tout le même !

Évidement, la plupart de fabricants déterminent les caractéristiques de leurs produits "juste" pour respecter la norme : Cela les place bien sûr le marché, et ça limite les coûts, notamment en recherche, en matériaux, en usinage et en frais d'expertise.

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Conclusion : L'eau, première priorité 


L'eau est essentielle. Pourtant, on s'assure contre un tas d'évènements moins important. Tout simplement, car notre réseau est fiable, et que les supermarchés fournissent aussi à bas prix de l'eau.

Cela reste des moyens qui certes fonctionnent, mais qui ne dépendent pas de vous. Et vous, qu'avez-vous prévu par vous-même ?

Disposer d'un filtre à eau est un net avantage, et de plus, vous pouvez l'utiliser au quotidien pour pallier aux pollutions qui demeurent dans l'eau du robinet et pour diminuer votre consommation de bouteilles plastiques. 

Je vous invite à continuer la lecture sur l'article Filtre Berkey danger ? qui vous explique pourquoi Mouton-Résilient recommande sans hésiter ce filtre. Vous y apprendrez également tout ce qu'il y a à savoir sur son utilisation concrète.

Pour aller plus loin avec les filtres à eau:

L’eau : Approche survivaliste en 5 points (vous risquez d'avoir des surprises avec l'eau du robinet et sans parler d'autres trucs bizarres).

Tuto débutant: premier montage d'un filtre à gravité (c'est hyper simple). 

Filtres à gravité comparatif 2024 des 4 leaders (Une table, quatre filtres posés dessus, un vainqueur). 

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Test: les cartouches FTO PLUS sont-elles compatibles avec votre filtre à gravité? (test de tous les filtres à gravité du marché)

Tout savoir sur le filtre Berkey (article de référence hyper complet).

Les histoires de normes NSF des filtres à gravité (surprenant et instructif).

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En cas de suggestions ou de remarques, vous avez à votre disposition un espace commentaire dédié sous les articles (votre commentaire sur le blog restera parfaitement pérenne, bien au contraire des réseaux sociaux éphémères). 

2 commentaires sur “Eau potable et survivalisme : 5 points essentiels à connaitre”

  1. Je comprends le sujet, enfin je crois, mais il y a quelque chose qui m’interroge.
    En l’occurence, on sait que c’est l’exposition aux microbes à dose infinitésimale qui permet à notre corps de développer les résistances nécessaires pour faire face à un afflux plus conséquent du dit microbe. Alors si les purificateurs vont dans le bon sens sur tout un tas de sujet, est-ce que trop purifier l’eau n’a pas de limite pour notre immunité?
    Aussi, la consommation systématique d’eau filtrée ne peut-elle pas à terme nous empêcher de boire toute autre eau?
    Merci pour vos articles.
    CLdt
    H. Martin

    1. Bonjour Martin.
      Effectivement travailler notre immunité au quotidien serait un excellent moyen de boire plus facilement une eau pas pure. Mais cela s’accompagnera certainement d’une espérance de vie un peu plus faible, et peut être quelques déboires qui aurais pu être évités avec une eau propre. Je pense sincèrement que le Darwinisme viendrai accélérer quelques morts .Tant qu’à faire manger (et boire!) sainement est toujours mieux pour l’organisme qui reste le capital le plus important.
      Pendriez vous le risque de donner de donner une eau incertaine à vos nourrissons? à vos grand-parents?
      C’est un choix à faire entre la théorie et la mise en œuvre en fonction des sensibilités de chacun.

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