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Guide Complet sur la Prévention et Lutte contre l’Incendie Domestique : Techniques et Conseils de Sécurité

Parmi les risques auxquels nous pouvons avoir à faire face, il en est un que l’on ne peut ignorer par sa fréquence d’apparition et des dégâts qu’il peut engendrer.

Cet article a pour objectif de balayer le risque incendie afin de présenter différents éléments permettant de s’en prémunir : comment ça marche ? comment l’éviter ? comment lutter ?

Fort de mon expérience professionnelle dans la gestion des risques industriels, je vous livre ici un article tout public pour que chez vous, dans votre maison ou votre appartement, vous soyez prêt à déjouer un départ de feu ou du moins espérer limiter la casse.

Prévention et moyens de lutte contre les incendies du domicile, à l'échelle du citoyen.

Article invité de Henri.

Note de Mouton-Résilient : Ceci est un article invité rédigé par un de nos lecteurs. Si vous avez envie de devenir rédacteur sur ce blog et que vous pensez être compatible avec "l'esprit" Mouton-Résilient, alors il suffit de nous contacter pour nous expliquer les grandes lignes de votre projet et connaître nos conditions.



Incendie : Définitions Clés et Sémantique pour la Sécurité Incendie


Avant d’aborder le sujet de l’incendie, faisons un petit point (simplifié) sur la sémantique afin de parler tous ensemble des mêmes choses et de recadrer quelques termes parfois mal employés.


Le danger 

Le danger est une propriété intrinsèque d’une situation, d’un objet, d’un produit, d’un organisme. C’est quelque chose qui peut causer des dommages si le risque associé à ce danger se matérialise.

Exemples de dangers : un liquide inflammable, un couteau tranchant, travailler perché sur une chaise, un virus.


Le risque 

Le risque est la matérialisation d’un scénario causant des dommages plus ou moins important aux biens, aux personnes ou à l’environnement. On caractérise le risque par deux composantes :

  • La probabilité, qui est la fréquence d’occurrence ou la « chance » de voir ce risque se matérialiser. On peut l’estimer sur la base du passé (retour d’expérience) et en prenant d’autres paramètres qui tiennent compte de l’évolution du contexte ;

  • La gravité, représente la quantité de dommages infligés. Elle dépend à la fois du danger et de la vulnérabilité de la cible (une grippe n’aura pas la même gravité sur un individu de 30 ans ou de 90 ans).

Exemples de risques : incendie, coupure, chute, maladie.

Dans l'apprentissage de la lutte contre les incendies, il y a la phase de prévention puis comment s'en protéger activement.


Prévention 

La prévention, c’est l’ensemble des actions et des outils que l’on déploie avant que le risque ne se matérialise pour en limiter la survenance. Cela revient à diminuer la probabilité du risque.

Dans le monde de l’entreprise, le Code du Travail (article L. 4121-1)  pose 9 principes généraux de la prévention que je vous invite à consulter, car adaptables et inspirants dans notre vie quotidienne.

Exemples de mesures de prévention : supprimer les liquides inflammables, porter un gant anti-coupure, prendre un escabeau plutôt qu’une chaise, mesures d’hygiène, etc.


Protection

La protection, c’est l’ensemble des actions et des outils que l’on déploie une fois que le risque s’est manifesté pour empêcher qu’il ne s’étende et pour le réduire. Cela revient à réduire la gravité du risque.

Exemple de moyens de protection : moyens de lutte contre l’incendie (on y revient plus loin, promis), matériel de premier secours, formation aux premiers secours, médicaments.




Prévention des Incendies Domestiques : Stratégies et Techniques Essentielles


Comprendre l'ennemi pour mieux le combattre. 


Contexte

Pour de nombreux survivalistes, le risque incendie n'est pas au programme, car le sujet est moins sexy que de débattre des équipements de son AR15. Cependant, pour nous autres survivalistes pragmatiques, le sujet est sensible, car nous savons que lorsqu’on parle d'incendie domestique (c’est-à-dire dans son foyer, sa BAD, son DOS…) nous sommes face à un risque dont la probabilité est élevée. Si on en croit la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), en France c’est :

  • environ 300 000 incendies domestiques par an ;
  • 1 Français sur 3 qui y sera confronté au cours de sa vie ;
  • 460 morts et 10 000 blessés (2021).

Donc, statistiquement, la probabilité d’être confronté à ce risque est élevée.


Feu ou incendie ?

On distingue ce qu’on appelle communément le feu de l’incendie par notre capacité à maîtriser ou non la combustion dans le temps et dans l’espace.

Si la combustion est maîtrisable dans le temps et dans l’espace, on parle de feu. C’est le cas d’un feu dans une cheminée, sur une gazinière, dans un barbecue…

Si la combustion n’est plus maîtrisable – du moins avec des moyens normaux – alors, on a à faire à un incendie. On parle également de « départ de feu » lorsque l’incendie en est à ses prémices : on peut encore le maîtriser avec des moyens plus ou moins simples et à disposition.


La combustion, quesako ?

La combustion n’est rien d’autre qu’une réaction chimique entre deux composants : un combustible et un comburant. Seulement, pour que cette réaction ait lieu, il faut apporter une source d’énergie pour la démarrer (par exemple l’allumette dans la cheminée, le piézomètre sur la plaque gaz). C’est ce qu’on appelle l’énergie d’activation.

On se retrouve avec 3 éléments nécessaires qui constituent ce qu’on appelle le triangle du feu.

Le triangle du feu permet de bien comprendre comment fonctionne un incendie et comment l'éteindre en supprimant l'un des 3 éléments.

Cette réaction peut donc produire 3 éléments :

  • De la chaleur ;

  • De la lumière ;

  • Des produits de combustion, qu’on retrouve notamment dans les fumées (eau, dioxyde de carbone, monoxyde de carbone, oxydes d’azote…).

Les dommages liés à l’incendie sont donc issus des produits de la combustion. En particulier :

  • La chaleur, qui, sans surprise, peut vous brûler ;

  • Les fumées, qui présentent plusieurs caractéristiques. En ce qui nous concerne, nous pourrons retenir que :

  • - Elles brûlent, les fumées atteignant plusieurs centaines de degrés ;

    - Elles intoxiquent, selon leur composition, les fumées peuvent vous faire perdre connaissance, vous paralyser, vous tuer… ;

    - Elles désorientent, étant sombres et opaques.



Prévention Incendie Efficace : Importance de la Vérification et Maintenance des Installations Domestiques


Nous venons de le voir, nous avons besoin de 3 éléments pour déclencher un feu, et a fortiori un incendie. Si la prévention consiste à limiter la probabilité d’apparition du risque, alors notre moyen d’action est de faire en sorte que ces 3 éléments ne se rencontrent pas.

Il risque d’être assez compliqué en tant que particuliers d’agir sur le comburant, qui dans la plupart des cas est l’oxygène naturellement présent dans l’air. Voyons donc les actions que nous pouvons mettre en place sur les deux autres éléments. 


Maîtriser l’énergie d’activation

Plutôt que de lister toutes les sources d’ignition possibles, nous allons chercher à décrire quelques principes généraux déclinables à votre situation.


Maintien des installations, pourquoi ?

Principe : tenir ses installations en bon état de fonctionnement et si possible aux normes

Ce principe est simple : un objet maintenu dans de bonnes conditions d’utilisation, utilisé dans ses limites, à moins de chances de dysfonctionner et d’être à l’origine d’accidents.

Le premier exemple d’application concerne nos installations électriques. Environ 25% des incendies sont d’origine électrique. On entend par là que l’énergie d’activation est liée à une installation électrique quelconque. Cela peut venir notamment : 

  • D’un court-circuit sur le câblage en lui-même (arc électrique) ou sur un appareil défaillant (câble de chargeur ou autre) ;

  • D’une surtension : lorsqu’on branche trop d’appareils sur une multiprise, la tension devient trop élevée et elle se met à chauffer, possiblement jusqu’au départ de feu ;

  • D’appareils électroniques, en particulier lorsqu’ils contiennent des batteries endommagées (choc mécanique, électrique ou thermique principalement) ces appareils peuvent donner lieu à des courts-circuits internes, et donc à des départs de feu ;

  • De la foudre.

Maintien des installations, mesures à prendre

Dans ces cas, les mesures de maintien des installations à mettre en place peuvent être les suivantes :

  • Maintenir son installation électrique aux normes : câblages protégés, tableau avec disjoncteurs (limite les surtensions et les courts-circuits) etc…

  • Veiller à utiliser les multiprises dans le cadre prévu par le fabricant : limiter la puissance (en général 3 500 Watts maxi), ne pas les brancher en série etc…

  • Éventuellement, utiliser des multiprises avec surtenseur intégré (organe de sécurité arrêtant le fonctionnement si une certaine tension est dépassée, à la manière d’un disjoncteur) ;

  • Se débarrasser des batteries endommagées (dans vos points de collecte D3E) ;

  • Mettre en place des protections contre la foudre, type parafoudre (organe de sécurité sur le tableau électrique) voire paratonnerre (« antenne » censée attirer la foudre pour éviter qu’elle ne vous tombe dessus) en particulier si votre département est fortement soumis aux orages (et c’est obligatoire dans certains départements). Pour ça, vous pouvez vérifier le niveau kéraunique de votre département.

Le cas des appareils de chauffage

Le second exemple vient des appareils de chauffage. En effet, une part non négligeable des incendies domestiques trouve son origine dans un appareil de chauffage mal entretenu

Il peut s’agir de cheminées, poêles à bois, chaudières, etc… Des recommandations existent pour le nettoyage, entretien, ramonage ou autres. L’application de ces recommandations permet évidemment de limiter le risque de départ de feu lié par exemple à un échauffement ou à des accumulations de suies ou autres résidus. N’oubliez pas également que si les recommandations d’entretien ne sont pas appliquées correctement, votre assureur peut ne pas vous indemniser en cas d’accident (vérifiez vos conditions d’utilisation).


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Surveillance Active pour la Prévention d'Incendies Domestiques : Méthodes et Pratiques Clés


Parce qu'il ne faut attendre que ça nous tombe dessus pour agir.  


Surveillance : une bonne habitude

Principe : veiller sur les installations pouvant être à l’origine d’un incendie

Ce principe peut paraître évident, mais il l’est de moins en moins, notamment avec toutes les sécurités et le confort auxquels nous sommes habitués. Aujourd’hui, nous utilisons de plus en plus de systèmes suffisamment sûrs pour ne plus avoir à les surveiller (et c’est tant mieux !) : chauffage centralisé, plaques de cuisson électrique, etc.

Mais il ne faut pas perdre de vue que tout ce qui comprend une flamme ou qui chauffe peut-être à l’origine d’un départ de feu.

De manière générale, la bonne pratique est de surveiller a minima les flammes nues : cheminées, bougies, cuisinière au gaz, chauffage d’appoint au gaz… il ne faut pas oublier que les chauffages d’appoint en particulier sont la seconde cause d’incendie après l’électricité.

La surveillance des appareils de cuisson doit aussi faire partie de nos habitudes, en particulier lors de cuissons à chaleur élevée incluant des matières grasses. C’est le fameux cas des feux de friteuses qui peuvent être évités si on surveille la température et qu’on la baisse à temps. Mais pas besoin d’un bain d’huile : morceau de beurre dans une gamelle surchauffée s’enflammera instantanément (c’est du vécu).

La surveillance permet donc de corriger le tir si un appareil s’emballe, évitant à la source de chaleur ou à la flamme d’entrer en contact avec du combustible.


Petit point particulier sur les batteries

Comme nous l’avons vu plus haut, les batteries font partie des sources d’ignition, et on dénombre de plus en plus d’incendies en lien avec les batteries : véhicules, trottinettes, téléphones, cigarettes électroniques… 

La plupart des batteries peuvent donner lieu à un emballement thermique en cas de choc mécanique, électrique ou thermique. Il convient donc d’appliquer les deux principes vus ci-dessus pour se prémunir du risque incendie lié à ces objets : veiller à ce que les batteries soient en bon état de fonctionnement et s’en débarrasser en cas de doute, et surveiller les batteries, appareils en charge, etc. Personnellement, je ne laisse aucun appareil en charge si je ne suis pas au domicile, et rien ne charge la nuit, exceptés les téléphones.

Les batteries sont de plus en plus présentes dans nos vies. Téléphones, vélos électriques, trottinettes électriques, power banques, stations solaires, etc. Une mauvaise utilisation peut conduire à l'incendie.




Gestion Stratégique des Combustibles pour la Prévention Efficace des Incendies Domestiques


De la même façon, regardons quelques grands principes de prévention applicable aux combustibles.


Supprimer le danger

Principe : supprimer le danger, en l’occurrence ce qui brûle

Simple et efficace. 

Les questions que l’on peut se poser sont : est-ce que ça brûle ? puis-je m’en passer ? Si la réponse aux deux questions est « oui », alors il faut peut-être songer à s’en débarrasser.

Évidemment, on ne peut pas supprimer tout ce qui peut brûler, et en particulier il s’agira de cibler ce qui est le plus dangereux : une bouteille d’alcool ménager, liquide inflammable, est sans doute plus dangereuse qu’un carton. 

C’est également l’occasion de chercher des « facteurs aggravants », c’est-à-dire des produits, des configurations ou des situations qui pourraient aggraver un incendie s’il devait avoir lieu. L’exemple de l’alcool ménager est assez pertinent : s’il y a un feu dans le garage et que de l’alcool y est présent, la bouteille va fondre et vous obtenez une « flaque » d’alcool en feu. On est typiquement sur un facteur aggravant en cas d’incendie.

On peut par ailleurs y retrouver tout ce qui est bouteilles de gaz, munitions ou autres produits potentiellement explosifs si pris dans un incendie.


Réduire le danger

Principe : réduire le danger présent, soit par la quantité, soit en le remplaçant par quelque chose de moins dangereux

Encore un principe relativement simple, mais qui peut évidemment entrer en contradiction avec notre tendance à stocker lorsqu’il s’agit de réduire les quantités. Pour rappel, l’idée est de voir ensemble des grands principes qui nourriront votre réflexion, c’est à vous de trouver votre compromis idéal. 

Typiquement, en cas d’incendie, le risque est moindre si je stocke 2 bouteilles de gaz que si j’en stocke 10, logique. 

Pour ce qui est de remplacer par quelque chose de moins dangereux, on peut imaginer, par exemple, remplacer des produits d’entretien inflammables par d’autres qui ne le sont pas si cela est possible. 

Aussi, les matériaux qui constituent votre habitat peuvent être soumis à cette règle du « moins dangereux ». En effet, si on compare les matériaux naturels (bois, tissus naturels, cuire) qui constituaient essentiellement les maisons de nos anciens à nos meubles modernes issus du pétrole, on se rend compte que :

  • Les meubles anciens, notamment en bois massifs, demandent une énergie d’activation plus grande pour brûler, autrement dit, il est plus difficile de les faire brûler ;
  • Les matériaux anciens brûlent généralement moins vite que nos meubles composés de polymères ;
  • Les meubles modernes génèrent beaucoup plus de fumées en cas d’incendie, et celle-ci est davantage susceptible de contenir des composés toxiques. 

À titre d’exemple, voici une comparaison réalisée en un incendie dans une maison « traditionnelle » (legacy room) meublée avec des meubles à l'ancienne, fabriqués majoritairement avec des matériaux naturels (bois, coton, laine, soie, etc.) et une maison moderne (modern room) meublée d’objets fabriqués en grande partie en matière synthétique. La plupart des produits synthétiques sont à base de pétrole. 

Le compteur indique le temps qui s'écoule depuis le départ d'incendie. On distingue clairement la différence de temps pour arriver à un embrasement généralisé et de fumées émises : 


Séparer les dangers

Principe : éloigner les combustibles des énergies d’activation et des cibles

L’action, qui semble évidente, c’est d’éloigner les combustibles des potentielles énergies d’activation. On veillera par exemple à éloigner les chaises ou les meubles en bois des cheminées ouvertes (les fameuses braises qui claquent et sautent hors de la cheminée) mais aussi des poêles fermés. En effet, chaque matériau possède une température d’auto-inflammation, c’est-à-dire une température à laquelle le matériau s’enflamme spontanément si elle est atteinte. C’est pour cela notamment que sur les documentations techniques des poêles, on indique des distances minimales d’éloignement.

On peut voir les choses de façon plus large en éloignant également les produits les plus dangereux de notre lieu d’habitation (et surtout de ses occupants). Si l’on dispose d’une cabane de jardin par exemple, on peut choisir d’y stocker essence et bouteilles de gaz plutôt que dans le garage attenant à l’habitation.

Dans les régions sensibles aux feux de végétation, le débroussaillage autour du domicile pour éviter qu’un feu de broussaille ne vous atteigne est également un bon moyen se mettre une barrière entre vous et la source du feu.




Solutions et Équipements de Protection Contre les Incendies Domestiques : Guide Complet


Les moyens de prévention ont pour but de limiter l’apparition d’un incendie. Ceci fait, on ne peut raisonnablement pas tout appliquer, et même si c’était le cas aucun système n’est infaillible. La prévention n’exclut donc pas le besoin de mettre en place des moyens de protection.


Formation

Formez-vous à tout prix ! 

Il existe de nombreux moyens pour pouvoir vous former au risque incendie et à l’utilisation de moyens d’intervention : formations ouvertes auprès des sapeurs-pompiers, formations auprès de votre entreprise (première intervention, voire seconde intervention), en utilisant votre CPF

Se former, ce n’est pas uniquement « claquer un extincteur et éteindre un feu », même si c’est souvent le cœur du sujet. Ce genre de formation vous permettra aussi d’avoir une certaine sensibilité et une certaine compréhension de l’incendie. De même, si vous avez la possibilité de vous exercer sur feu réel, avec la chaleur et les sensations qui vont avec, vous en comprendrez énormément sur le feu, la réalité de l’intervention et surtout vos propres limites.


Détection

Le corps humain est assez bien conçu pour détecter le feu : sensation de chaleur, odeurs, visualisation des fumées… seulement, votre corps n’est pas toujours en fonctionnement et il se peut que vous dormiez de temps en temps (si vous êtes normalement constitué), d’autant plus que 70% des incendies domestiques se déclarent de nuit.

Avant d’agir sur un départ de feu, encore faut-il savoir que ça brûle, et les moyens de détection sont là pour ça. De manière générale, il n’existe pour les particuliers que les détecteurs de fumées qui sont tout à fait adaptés à nos habitats, qui sont bon marché et qui sont obligatoires (c’est une bonne chose !). Donc équipez-vous et disposez des détecteurs de fumées à minima dans votre logement, et si vous le pouvez dans les locaux annexes (atelier, cabane où l’on stocke l’essence, etc…).

Le positionnement des détecteurs n’est pas aléatoire, il faut éviter les perturbations (poussières, vapeurs de cuisine ou de salle de bain, températures trop extrêmes, humidité, etc.). Il faut qu’ils soient audibles depuis les chambres pour ceux qui sont dans le logement et ils doivent être idéalement positionnés là où des fumées sont susceptibles de s’accumuler. C’est un sujet important sur lequel il vous faut réfléchir.

Il existe également des détecteurs gaz, pour le gaz de ville (méthane) et pour le gaz bouteille (butane/propane). Attention, ce sont deux types de détecteurs différents !

Les détecteurs gaz vous permettront d’être averti si une accumulation de gaz dû à une fuite venait à se produire dans votre logement.


Un point sur les détecteurs de monoxyde de carbone

Ce point sort de la thématique purement incendie.

Le monoxyde de carbone est un gaz mortel, incolore et inodore qui peut être généré lors de certaines combustions mal maîtrisées, c’est la raison pour laquelle il est souvent associé aux chauffages d’appoint improvisés, en période froide où l’on bouche ses aérations pour gagner quelques degrés (et quelques euros de chauffage).

Le mieux, lorsqu’on utilise un chauffage à combustion, est bien évidemment de ne pas condamner les aérations et ventilations pour éviter l’accumulation du monoxyde de carbone. Vous pouvez aussi installer (ou garder sous le coude) un détecteur de monoxyde de carbone si vous comptez utiliser ce type de chauffage d’appoint.


Evacuation

Quand on parle incendie au domicile, on pense souvent à l’intervention avant l’évacuation. Cette dernière est pourtant primordiale.

Peut-être que l’incendie est trop important pour intervenir. Peut-être êtes-vous dans l’incapacité d’intervenir pour une raison ou une autre (fumées trop importantes par exemples). Peut-être que la priorité est de sortir votre famille avant de tenter de sauver vos meubles. Dans tous les cas, l’évacuation doit être anticipée.

Pensez dès à présents aux issues possibles, aux cheminements empruntables en cas d’incendie, et mettez en place du matériel et des procédures adéquats : lampes (l’électricité peut avoir sauté à cause de l’incendie), clés laissées sur la porte, comment ouvrir les volets (si ce sont des stores électriques, ou solaires qui mettent du temps à se lever), mise en place de marteaux brise vitres (ou à défaut de simples marteaux), utilisation d’échelles de secours, de corde, avec ou sans enfants ou animaux de compagnies…

Un article présentant divers outils a déjà été réalisé ici sur le blog

Pensez également que lors de l’évacuation des lieux, l’idéal sera, si vous le pouvez, de fermer les fenêtres derrière vous. Cette mesure permettra de limiter l’apport en air (dont l’oxygène est comburant) et donc de limiter dans une certaine mesure le développement de l’incendie, voire de gagner un peu de temps pour évacuer.


Petit point sur le confinement

Non, on ne parle pas ici de fuir un vilain rhume !

Globalement, en cas d’incendie, il faut évacuer. Mais dans certains cas précis, le confinement doit être mis en place. C’est le cas lorsque l’incendie se situe entre vous et la sortie, notamment en immeuble où l’incendie vous empêcherait d’évacuer. Dans ces cas, le confinement doit être mis en place en fermant la ou les portes donnant sur les couloirs et en les rendant aussi étanches que possible, par exemple avec des linges humides, pour éviter l’introduction des fumées, en réhumidifiant si nécessaire.



Tactiques et Outils Essentiels pour la Lutte Efficace Contre les Incendies Domestiques


Sans surprise, l’extinction est l’action d’éteindre l’incendie. En réalité, n’étant pas pompier avec les moyens associés, vous aurez rarement l’occasion d’éteindre un incendie, mais vous pouvez éteindre un départ de feu avant qu’il n’évolue en incendie.


Éteindre un incendie: Connaitre les limites

Avant d’entrer dans le détail des outils à disposition, il est important de prendre conscience de ses limites par rapport à l’incendie, sans sous-estimer l’effet « fascinant » du feu, même pour des professionnels. Face à un feu, l’instinct primitif aura tendance à vous faire observer les flammes, ce qui peut nuire à votre intervention (et à votre vie). De la même manière, attention à l’effet tunnel lorsqu’on intervient, en étant focus sur « éteindre le feu » jusqu’à en oublier son environnement et finir piégé par les fumées…. C’est une des raisons pour lesquelles les extincteurs grand public ont des durées d’utilisation très courtes.

Pour savoir quel outil utiliser pour l’extinction, il nous faut aborder les classes de feu. En effet, on caractérise le départ de feu par le type de matériau impliqué.

Les classes sont :

  • Classe A : feux de solides dits « braisant » (bois, papier, tissus naturels, certains plastiques…) ;

  • Classe B : feux de liquides ou de solides liquéfiables (essences, solvants, certains plastiques qui fondent à la chaleur, margarine…) ;

  • Classe C : feux de gaz (méthane, propane, butane…) ;

  • Classe D : feux de métaux (sodium, magnésium, poudre de fer ou d’aluminium…) ;

  • Classe F : feux d’auxiliaires de cuisson. C’est un cas un peu particulier car on ne regarde pas le beurre ou l’huile tout seul, mais « l’huile dans un récipient très chaud ».

Non, il n’existe plus de classe E. la classe E faisait référence aux feux d’origine électrique et n’était pas cohérente avec une définition par type de combustible.

Donc, statistiquement, les feux auxquels nous auront le plus souvent à faire sons les feux de classe A, B et F.

Voyons le matériel qui s’offre à nous pour faire face à ces différents types de feu.


Extincteur à eau additivée : classes AB

C’est la base de la base en termes d’extincteurs. Il couvre beaucoup des feux que vous pourrez rencontrer au domicile et ailleurs. C’est celui que vous verrez aussi le plus fréquemment dans les lieux publics ou dans les entreprises, et s’il devait n’y en avoir qu’un seul au domicile, ce devrait être celui-ci.

Format : le standard est le format 6 L, mais il existe aussi des 9 L (plus de quantité c’est mieux, attention à ce que tout le monde au domicile puisse le manipuler).

Emploi : la distance d’attaque est de l’ordre de 2 à 3 m sur une durée de 30 secondes environ pour du 6 L. On peut l’utiliser même s’il y a des équipements électriques (utilisable jusqu'à 1 000 V, donc le 230 V est largement dans son domaine d’utilisation).

Avantages : couvre les feux communs

Inconvénient : quelques dégâts collatéraux à attendre dus à l’eau, et à stocker dans un endroit hors gel (attention aux garages donc).


Extincteur à poudre : classe BC ou ABC

Ce sont les extincteurs que l’on retrouve généralement dans les véhicules et qui sont assez adaptés à cette utilisation en extérieur. C’est un extincteur utile dans sa voiture, mais à proscrire à l’intérieur du domicile à cause de son principal défaut, la poudre propulsée crée un immense nuage qui vous empêchera de voir. Donc si des personnes sont encore en train d’évacuer ou que votre extinction échoue et que vous devez sortir, vous serez gêné par ce « brouillard ». La vidéo ci-dessous montre le volume du nuage en extérieur, à imaginer donc en intérieur.

Alors oui, il permet d’éteindre un feu de gaz (classe C), mais c’est un avantage assez négligeable voire contreproductif. Globalement, sur une fuite enflammée de gaz, il vaudra généralement mieux laisser le gaz brûler (au moins, il ne s’accumule pas à l’intérieur) et couper la fuite (en fermant le robinet de la bouteille ou la vanne d’arrivée de gaz).

L’autre gros inconvénient de la poudre est son caractère corrosif : si vous l’utilisez en intérieur, elle s’insinuera partout et tous les appareils électroniques touchés seront HS (soit immédiatement, soit plus tard).

Il reste cependant un très bon extincteur pour le véhicule ou le garage.

Format : standard en 6 kg, existe également en 9 kg et en 2 kg (le format typique des voitures).

Emploi : la distance d’attaque est de l’ordre de 3 m pour une durée de 12 secondes pour un format 6 kg.

Avantages : couvre 3 classes de feu, ne gèle pas

Inconvénients : gros nuage en intérieur, poudre extrêmement corrosive


Extincteur à CO2 : classe B

Ces extincteurs utilisent un gaz comme agent extincteur. Le gros intérêt est de ne pas détériorer les équipements, notamment électriques, avec de l’eau ou de la poudre. Ils sont donc très pertinents pour des feux de tableaux électriques (le plastique des tableaux classant ces feux en classe B).

Format : 2 kg ou 5 kg

Emploi : la distance d’attaque est de l’ordre de 0,5 m pour une durée de 7 secondes pour un format 2 kg.

Avantages : peu de dégâts collatéraux, ne gèle pas

Inconvénients : distance d’attaque très courte, risque de se brûler les mains à l’utilisation


Conseils généraux autour des extincteurs

Quelques conseils en vrac pour lorsqu’on acquiert un extincteur : 

  • Prenez l’extincteur le plus adapté aux risques à couvrir. En résumé des points précédents : eau additivée dans la maison (et s’il ne devait n’y en avoir qu’un, ce serait probablement celui-ci), poudre dans la voiture, CO2 au tableau électrique ;
  • Choisissez un extincteur avec le logo NF (certifié comme répondant aux normes françaises) ;
  • Choisissez si possible un extincteur avec manomètre apparent. Les extincteurs sont sous pression, mais avec le temps des microfuites peuvent apparaître faisant chuter cette pression. Le seul moyen de vous en rendre compte visuellement est d’avoir un extincteur avec manomètre ;
  • Restez dans du classique. Il existe par exemple des « boules d’extinction » contenant de la poudre, mais l’avis des professionnels sur cet outil est aujourd’hui plus que mitigé ;
  • Positionnez vos extincteurs dans des endroits stratégiques et faciles d’accès (mais pas trop facile pour les jeunes enfants, bien évidemment).
Un manomètre dans le vert signifie que l'extincteur est toujours sous pression, prêt à servir en cas d'incendie.

En ce qui concerne l’utilisation, le meilleur conseil reste de se former. Les extincteurs sont conçus pour être utilisables facilement et de façon relativement instinctive, mais il existe plein de particularités d’interventions selon les feux ou de petites astuces que vous ne découvrirez qu’à travers des formations.


Couverture anti-feu : classe F

Aujourd’hui, il existe des extincteurs dédiés à la classe F, mais ils sont relativement rares et particulièrement chers.

Pour les feux de classe F (pour rappel :la gamelle d’huile sur une plaque de cuisson), il ne faut surtout pas jeter d’eau dessus, ni utiliser un extincteur à eau. L’utilisation d’eau génèrera un phénomène particulier et vous vous retrouverez avec une forme de boule de feu. La vidéo ci-dessous en est un parfait exemple.

L’idéal pour ce genre de situation est donc la couverture anti-feu. Cet outil permet d’aller recouvrir la gamelle tout en se protégeant les mains (ce qui n’est pas possible lorsqu’on utilise juste le couvercle de la gamelle), après avoir coupé le feu. Une fois la gamelle recouverte et le feu coupé, il suffit d’attendre que la température diminue (tant pis pour les frites) jusqu’à être totalement froid, sans jamais soulever la couverture ! 

Ces couvertures peuvent aussi servir à secourir une personne qui aurait pris feu. Il existe également des couvertures prévues pour les feux de véhicules, mais cela est bien loin de ce qui nous concerne car elles nécessitent des manipulations particulières à 2 personnes.


Immersion : les feux de batteries

Il n’existe à la date de la rédaction de cet article aucun extincteur adapté à l’extinction des feux de batteries. Bien que certains vendeurs ventent l’efficacité de leurs extincteurs sur ce type d’équipement, aucune certification n’existe.

Aujourd’hui, le meilleur (et seul) moyen d’éteindre un feu impliquant des batteries est un apport massif d’eau en arrosant la batterie en feu, ou mieux, en l’immergeant totalement.

Si jamais vous êtes confronté à un feu sur un équipement contenant une batterie (téléphone, ordinateur, cigarette électronique) la meilleure méthode reste donc de le jeter dans un récipient rempli d’eau et de l’y laisser pendant plusieurs heures.

Une autre stratégie, si vous en avez la possibilité, est de laisser l’objet brûler en le plaçant loin de tout autre combustible et de le surveiller jusqu’à ce que tout ait brûlé, mais ça nécessite d’avoir de la place.


Système D

Bien entendu, il se peut pour une raison ou une autre que nous n’ayons pas d’extincteur ou de couverture anti-feu ou que, pour une raison quelconque, celui-ci soit défaillant (loi de Murphy etc). Grosso-modo, le principal moyen alternatif que nous avons pour éteindre un feu est l’eau, mais attention, de manière générale l’eau ne permet d’éteindre que des feux de classe A.

Voici une liste non exhaustive de matériels possibles :

  • Le seau d’eau : utile pour les feux de classe A, mais peu efficace par le temps de mise en œuvre (c’est-à-dire le temps de remplir un seau) ;
  • Le tuyau d’arrosage : pour les feux de classe A, plus rapide à mettre en œuvre, surtout si le tuyau est déjà branché, la quantité d’eau est théoriquement illimitée, mais l’utilisation est restreinte par la longueur du tuyau ;
  • Le pulvérisateur de jardin : pour la classe A puisque rempli d’eau, maintenu sous pression, il vous permet d’avoir une espèce de mini extincteur à eau avec lequel on peut se déplacer ; mais là aussi, le temps de le remplir et de pomper pour le mettre en pression, la mise en œuvre est trop longue s'il n'est pas préparé à l'avance. 
  • Le linge humide : pour la classe F, il peut remplacer une couverture anti-feu.
  • La couverture en laine : une couverture 100% laine est bien résistante au feu. C'est encore le moyen rudimentaire le plus rapide à mettre en œuvre dans le but d'étouffer les flammes. 



Guide des Procédures d'Intervention d'Urgence en Cas d'Incendie Domestique


Ci-dessous, un exemple de processus pour savoir quoi faire en cas de feu au domicile. On remarque que l’intervention n’est pas forcément prioritaire : il s’agit d’une prise de risque pour sauver du matériel qui doit passer après la sauvegarde des personnes (à moins que l’intervention soit indispensable pour sauver des personnes).

De même, on évitera d’intervenir seul et on ne le fera qu’après avoir prévenu les secours (ou pendant, si on utilise des écouteurs) : en cas de pépin quelconque (chute, intoxication), personne ne pourra vous aider…

Schéma décisionnel en cas d'incendie. Évacuer? Appeler les secours? Intervenir?




Stratégies et Étapes Clés pour Intervenir en Cas d'Incendie à l'Extérieur du Domicile


Même si nous nous concentrons ici sur la protection de nos domiciles et dans nos domiciles, un petit point sur les précautions hors du domicile, notamment dans les lieux publics, peut être utile.


Dans les lieux publics

La priorité en dehors du domicile reste l’évacuation. La réglementation sur les lieux publics a pour but premier de permettre l’évacuation rapide des usagers, y compris et surtout s’ils ne connaissent pas les lieux. Pour ça, il vous suffit de vous diriger vers les issues de secours, normalement indiquées par des blocs lumineux autonomes, et surtout de ne pas encombrer les abords du lieu une fois sorti afin de laisser les secours intervenir.

Dans les lieux où vous pouvez rester plus longtemps (restaurant, bar), il est intéressant de faire un rapide coup d’œil pour repérer les issues de secours lors de votre arrivée. Gardez également en tête que normalement, dans les cuisines, il doit y avoir aussi une issue de secours. Dans les hôtels, une petite recherche de la sortie la plus proche s’impose aussi, en veillant à vérifier qu’elle n’est pas condamnée ou encombrée (mais sans forcément l’ouvrir, certaines portes d’issue de secours peuvent déclencher une alarme en s’ouvrant).

Par ailleurs, les extincteurs disposés dans les lieux publics peuvent être utilisés par tous. Mais le premier réflexe à avoir reste l’évacuation, n’utilisez l’extincteur que si « vous le sentez ». D’autant plus que si vous vous laissez débordé par les fumées car vous êtes intervenu dans un endroit que vous ne connaissez pas bien, la situation pourrait vite tourner au vinaigre.

De la même façon, les robinets d’incendie armés (RIA), ces « gros rouleaux rouges » qu’on voit par exemple dans les supermarchés, peuvent être théoriquement manipulés par tous. En pratique, ne vous y risquez pas sans savoir comment les utiliser correctement (la formation, toujours).


Dans les lieux de travail

La réglementation priorise également l’évacuation des personnes. Votre employeur a néanmoins l’obligation de vous former à l’utilisation d’extincteurs (ce qu’on qualifie généralement de « équipier de première intervention »), bien que la modalité de cette formation soit à sa convenance (il peut s’agir d’un simple passage en salle pendant 10 min avec vidéo sans aucune manipulation réelle…). Pour le reste, il existe de nombreuses spécificités liées aux entreprises selon leur nature (SSIAP, ESI…) et bien que cela dépasse de loin notre cadre individuel, c’est un univers très intéressant que je vous encourage évidemment à explorer.



FAQ Complète sur la Prévention et la Lutte Contre les Incendies : Conseils et Solutions


Prévention et moyens de lutte contre les incendies du domicile, à l'échelle du citoyen.

Cliquez sur les questions pour dérouler la réponse.

Comment différencier un feu d'un incendie ?

Un feu se distingue d'un incendie par la capacité de maîtriser la combustion. Un feu est contrôlable dans le temps et l'espace, tandis qu'un incendie est une combustion non maîtrisable avec des moyens normaux. Un "départ de feu" est le stade initial d'un incendie, encore maîtrisable avec des moyens simples.

Quels sont les principaux facteurs de l'incendie domestique ?

L'incendie domestique nécessite trois éléments : un combustible, un comburant, et une source d'énergie (énergie d'activation). La prévention implique de veiller à ce que ces trois éléments ne se rencontrent pas, notamment en maintenant les installations électriques et les appareils de chauffage en bon état.

Comment la surveillance contribue-t-elle à la prévention des incendies domestiques ?

La surveillance régulière des installations et appareils, en particulier ceux qui impliquent des flammes ou des sources de chaleur, est cruciale. Cela inclut la surveillance des appareils de cuisson et des équipements de chauffage, qui sont des causes fréquentes d'incendies domestiques.

Quelles mesures prendre pour gérer les matériaux combustibles à la maison ?

La gestion des matériaux combustibles implique de les supprimer, de réduire leur quantité ou de les remplacer par des options moins dangereuses. Il est essentiel de stocker les matériaux inflammables comme les liquides et les gaz dans des endroits sûrs, loin des sources d'ignition.

Quelle est l'importance des détecteurs dans la prévention des incendies ?

Les détecteurs de fumée et de gaz jouent un rôle vital dans la détection précoce des incendies, en particulier la nuit lorsque la majorité des incendies domestiques se déclarent. Ils doivent être correctement positionnés et entretenus pour assurer leur fonctionnement efficace.

Comment se préparer à une éventuelle évacuation en cas d'incendie domestique ?

Il est essentiel de planifier une évacuation en cas d'incendie, en identifiant les issues possibles et en mettant en place des procédures et du matériel adéquats. Fermer les fenêtres lors de l'évacuation peut aider à limiter l'apport en oxygène et ralentir la propagation de l'incendie.

Dans quelles circonstances le confinement est-il une stratégie appropriée lors d'un incendie domestique ?

Le confinement est une stratégie à adopter lorsque l'incendie bloque les issues de secours, par exemple dans un immeuble. Il s'agit de se confiner dans une pièce en rendant les portes étanches pour empêcher la pénétration des fumées.

Où se procurer du matériel fiable ?

Pour se procurer du matériel fiable pour la prévention et la lutte contre les incendies domestiques, voici quelques options en plus ne notre page spécifique sur le matériel incendie.

  • Magasins de bricolage et quincailleries : Ces magasins proposent souvent une gamme de détecteurs de fumée, d'extincteurs, de couvertures anti-feu et d'autres équipements de sécurité incendie.
  • Sites de vente en ligne spécialisés : Il existe de nombreux sites internet spécialisés dans le matériel de sécurité incendie. Ces sites offrent généralement un large choix de produits certifiés et conformes aux normes en vigueur.
  • Services de protection incendie locaux : Certains services de pompiers ou organismes de sécurité incendie proposent parfois des équipements de sécurité ou peuvent recommander des fournisseurs fiables.
  • Grands distributeurs en ligne : Les plateformes de vente en ligne généralistes proposent également une large gamme de matériel de prévention incendie, avec des options de comparaison et d'évaluation des produits.


La Sélection de Matériel Incendie
 de Mouton-Résilient


Dans le domaine de la survie et de la préparation face aux situations d'urgence, la sécurité incendie à domicile est un aspect crucial qui ne saurait être négligé. L'acquisition d'équipements adéquats pour lutter contre les incendies et assurer une évacuation sécuritaire en cas de besoin est essentielle pour toute habitation. Nous vous proposons une gamme variée d'outils et dispositifs conçus pour maximiser la sécurité incendie au sein des domiciles. Ces équipements, allant des extincteurs de divers types aux échelles de secours, en passant par des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone, sont des éléments indispensables pour une préparation efficace et une réponse rapide en cas d'incendie. 


Matériel survivaliste de lutte contre le feu. En tant que citoyen prévoyant, posséder au moins un extincteur à la maison permet de lutter facilement et efficacement contre un début d'incendie. cette liste représente le matériel vraiment utile à avoir en cas d'incendie chez soi.


Voici un aperçu non Exshaustif des équipements de sécurité incendie pour le domicile présenté dans notre sélection autour du matos incendie.

  • Extincteur à poudre ABC de 6kg : Polyvalent pour une maison ou un appartement, efficace contre les feux de classe A, B et C.
  • Extincteur à eau + additif 6 kg : Efficace contre les feux de classe A et B, utilisable sur les feux électriques de moins de 1000 V. Avantage du nettoyage facile, mais inefficace contre les feux de gaz.
  • Extincteur à CO2 - 2 kg : Idéal contre les feux électriques et de classe B. Avantage de ne laisser aucun résidu, mais inefficace contre les feux solides.
  • Couverture anti-feu : Fiable, ne se périme pas, conçue pour résister au feu. Idéale pour étouffer les flammes, notamment pour les feux d'huile de friture.
  • Extincteur poudre ABC de 2 kg pour voiture : Compact, idéal pour les feux pouvant survenir dans un véhicule.
  • Boule extinctrice Elide Fire : Extincteur automatique, se "explose" au contact du feu, efficace pour une protection incendie même en absence.
  • Détecteur de fumée aux normes : Obligatoire, avertit rapidement en cas d'incendie. Choix de modèles simples et durables recommandé.
  • Détecteur de monoxyde de carbone : Indispensable pour les habitats avec chauffage d'appoint ou poêle à bois, détecte le gaz toxique inodore et invisible.
  • Échelle de secours : Dispositif compact pour évacuation d'urgence, se met en place rapidement sur le rebord d'une fenêtre.
  • Échelle de secours pour balcon : Disponible en différentes longueurs, ignifugée, nécessite une fixation solide.
  • Etc. Etc.

Cliquez sur le bouton jaune pour voir les détails




Conclusion : Renforcer la Sécurité Incendie à Domicile


Vous l’aurez compris, vous pourrez statistiquement être confronté au moins une fois dans votre vie à l’incendie au domicile, et d’autant plus avec les nouvelles technologies à base de batteries. Quelques réflexes simples et investissements modérés pourront vous permettre de vous en prémunir.

Et s’il ne devait y avoir qu’un mot pour conclure : formez-vous !

Grey Man

Je m'appelle Henri. Je suis perpétuellement dans une démarche de partage de connaissances, de compétences, et de vision. Je m'adonne au "survivalisme" depuis une dizaine d'années aujourd'hui, même si ma vision et ma façon d'aborder le sujet ont bien évolué depuis. Je suis, par mon travail et pas uniquement, connaisseur dans le domaine des risques industriels, que ce soit l'analyse et la maîtrise des risques côté industrie, la gestion de crise, et la formation sur tous ces sujets.

Note de Mouton-Résilient : si comme Henri, vous avez envie de devenir rédacteur sur ce blog et que vous pensez être compatible avec "l'esprit" Mouton-Résilient, alors il suffit de nous contacter pour nous expliquer les grandes lignes de votre projet et connaître nos conditions.

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3 commentaires sur “Guide Complet sur la Prévention et Lutte contre l’Incendie Domestique : Techniques et Conseils de Sécurité”

  1. Pour avoir dejà utilisé un extincteur à poudre sur une poubelle au taf qui avait pris feu, je peux dire que le nuage était assez intense. On a du ouvrir les fenetres.

  2. La vache, sacré boulot avec cet article.
    Merci à son auteur, si je n’était pas si feignant je proposerai une autre idée d’article, mais je vais réfléchir au truc d’abord

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